Démontage du McDonald's de Millau: les grandes dates

Publié le à Millau (France) (AFP)

Il y a 20 ans, des agriculteurs emmenés par José Bové entreprenaient le "démontage" d'un McDonald's en construction à Millau (Aveyron), symbole de la "malbouffe" qu'ils dénonçaient. Voici les principales dates de cette affaire.

- Chantier dévasté -

Le 12 août 1999, 200 à 300 éleveurs de brebis rassemblés autour du porte-parole de la Confédération paysanne José Bové commettent des dégradations sur le chantier du restaurant McDonald's de Millau. En s'en prenant à un symbole de la "bouffe industrielle", ils entendent protester contre une récente décision américaine de surtaxer les importations de Roquefort, foie gras, truffes ou moutarde, en réaction à l'interdiction européenne de boeuf aux hormones.

Le gérant de l'établissement - qui ouvrira cependant fin septembre - évoquera un préjudice de 150.000 euros, avant de ramener la facture à 64.000 euros.

Entre le 17 et le 19 août, cinq militants dont José Bové sont mis en examen et écroués. Ils seront remis en liberté au bout de quelques jours après paiement d'une caution, leur leader restant toutefois plus longtemps car il n'a accepté de s'en acquitter que le 7 septembre.

- Trois mois fermes -

Les 30 juin et 1er juillet 2000, se tient devant le tribunal correctionnel de Millau le procès de dix prévenus, occasion pour quelque 50.000 militants anti-mondialisation de se rassembler pendant deux jours dans la ville.

Le 13 septembre, José Bové est condamné à trois mois de prison ferme, et huit de ses co-prévenus à des peines comprises entre deux mois avec sursis et 300 euros d'amende.

- Incarcération en fanfare -

Après confirmation en appel et rejet de son pourvoi en cassation, José Bové se rend en tracteur, accompagné d'un bon millier de sympathisants, le 19 juin 2002 à la prison de Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault) pour y purger sa peine. Il franchit les derniers mètres revêtu d'un costume de bagnard.

Compte tenu des 19 jours de détention provisoire effectués en 1999 et des remises de peine, il recouvre la liberté le 1er août.

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