Avec le Brexit et le système de santé, l'environnement est l'un des thèmes majeurs de la campagne pour les élections législatives du 12 décembre au Royaume-Uni. Tour d'horizon des promesses des principaux partis, à deux semaines du scrutin.

Conservateurs: peut mieux faire

Le parti de Boris Johnson, en avance dans les sondages, mise l'essentiel de sa campagne sur la réalisation du Brexit, et promet d'atteindre la neutralité carbone en 2050, comme le gouvernement s'y est déjà engagé.

Dans leur programme léger en détails et chiffres, les conservateurs promettent 800 millions de livres pour capturer et stocker les émissions de carbone, un fonds de 500 millions pour protéger les océans et un quadruplement de la capacité de l'éolien offshore d'ici à 2030.

Selon l'ONG Greenpeace, qui a classé les différents partis en fonction de leur programme sur l'environnement, les conservateurs arrivent loin derrière les autres forces politiques et seul le parti du Brexit, qui ne parle pas d'écologie, fait moins bien qu'eux.

Travaillistes: une transition pilotée par l'Etat

Les travaillistes promettent d'investir 250 milliards de livres dans la transition énergétique, notamment dans les rénovations de bâtiments et logement, à travers un "Green new deal".

Ils veulent créer un million d'emplois dans le secteur de l'énergie et envisagent de nationaliser les secteurs de la distribution d'électricité et d'eau.

Le parti mené par Jeremy Corbyn veut aussi exclure de la Bourse les entreprises qui ne feraient pas assez pour le climat en durcissant les critères pour être listés. Une taxe sur les compagnies pétrolières est également dans les cartons.

Des milliers de nouvelles éoliennes ainsi que des panneaux solaires permettront selon le "Labour" de viser la neutralité carbone dans les années 2030, date à laquelle le Labour souhaite interdire la vente de véhicules à combustion.

Lib-dem: taxer le transport aérien

Pour Greenpeace, les libéraux-démocrates du parti anti-Brexit sont en troisième position en matière d'ambition, juste derrière les travaillistes.

Comme le Labour, les Lib-dem souhaitent que d'ici à 2030, toutes les nouvelles voitures vendues soient électriques. Ils comptent aussi mettre fin aux subventions aux énergies fossiles d'ici 2025, atteindre 80% d'énergie renouvelable d'ici 2030 et la neutralité carbone en 2045.

Pour mener à bien la transition énergétique, une banque d'investissement, dotée d'un capital initial de 5 milliards de livres, doit être mise en place et les fonds d'investissements devront avoir un portefeuille compatible avec les objectifs de l'accord de Paris.

Ils comptent également s'attaquer au transport aérien en créant une taxe pour les passagers qui prendraient l'avion plusieurs fois par an.

Green party: le plus ambitieux

Enfin, le "Green party", à la traîne dans les sondages, obtient logiquement les faveurs de Greenpeace.

Comme le Labour, il prévoit la neutralité carbone d'ici à 2030 grâce à un plan d'investissement de 100 milliards par an sur dix ans afin de rénover les logements et rendre le secteur des transports moins polluant.

Concernant les plastiques, le transport aérien ou la protection des espaces verts, les écologistes proposent des mesures proches de celles du Labour et des libéraux-démocrates.