Heurts entre policiers israéliens et Palestiniens sur l'esplanade des Mosquées

Publié le à Jérusalem (AFP)

Des heurts ont éclaté dimanche entre policiers israéliens et fidèles palestiniens sur l'esplanade des mosquées à Jérusalem, au premier jour de l'Aïd al-Adha, selon un journaliste de l'AFP sur place.

En raison des tensions, la police israélienne a par ailleurs bloqué l'accès du site aux juifs qui commémorent le même jour une importante fête religieuse, Ticha Beav.

Le Croissant-Rouge palestinien a fait état de blessés, sans les chiffrer, lors des heurts.

Appelée Noble sanctuaire par les musulmans, mont du Temple par les juifs, l'esplanade des Mosquées est le troisième lieu saint de l'islam et le site le plus sacré pour les juifs.

Le site, au coeur du conflit israélo-palestinien, se trouve à Jérusalem-Est, secteur palestinien de la ville occupé depuis 1967 par Israël, qui l'a ensuite annexé sans que cela ne soit reconnu par la communauté internationale.

Les accès du site sont sous le contrôle des forces israéliennes. Mais le site lui-même est administré par le Waqf de Jérusalem, organisme qui gère les biens musulmans et qui, pour des raisons historiques, dépend de la Jordanie.

Les juifs sont autorisés à venir sur le site pendant des heures précises, mais ne peuvent pas y prier, pour éviter d'attiser les tensions.

La crainte de voir Israël prendre le contrôle total du site mobilise chroniquement les Palestiniens.

Ticha Beav est considéré comme l'un des jours les plus sombres du calendrier juif, car commémorant la date de la destruction de leurs deux Temples -par les Babyloniens en 587 avant J.-C. puis par les Romains en l'an 70.

© 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.