Un manifestant a été tué lundi, selon des sources médicales, alors qu'il tentait de bloquer une université à Nassiriya, dans le sud de l'Irak, où la désobéissance civile s'essouffle après plus de quatre mois de révolte populaire.

Dans la matinée, des manifestants ont brièvement bloqué plusieurs facultés de Nassiriya, rouvertes après des affrontements avec les membres de la sécurité de l'université qui avaient ouvert le feu pour disperser les grévistes, ont indiqué ces sources médicales.

Les heurts opposant manifestants et forces de l'ordre, gardes de sécurité et manifestants rivaux sont de plus en plus fréquents aux abords des écoles et des administrations dans le sud de l'Iran où le mouvement de désobéissance civile s'essouffle.

Les étudiants continuent d'être le fer de lance de cette révolte qui réclame la refonte du système politique et une classe dirigeante entièrement renouvelée.

Face à eux, les autorités qui ont désigné Mohammed Allawi pour former un gouvernement chargé d'organiser des élections anticipées avant le 2 mars plaident pour un retour à la vie normale. Elles ont déployé des renforts policiers aux abords des écoles et des administrations pour les rouvrir.

Depuis le début, le 1er octobre, d'une révolte populaire inédite, près de 550 Irakiens ont été tués, quasiment tous des manifestants et pour moitié d'entre eux dans la capitale Bagdad.