Le secrétaire d'Etat américain John Kerry s'est refusé à enterrer le Partenariat transpacifique (TPP) dimanche, exprimant l'espoir que président américain élu Donald Trump changerait d'avis sur cet accord de libre-échange.

Durant la campagne électorale, M. Trump avait pris pour cible, au nom du protectionnisme, l'accord de libre-échange entre les Etats-Unis, le Mexique et le Canada (Alena, 1994), ainsi que le TPP signé en 2015 par les Etats-Unis et 11 pays de la région Asie-Pacifique.

M. Kerry a déclaré que les échanges internationaux étaient essentiels pour les Etats-Unis, ajoutant que le TPP favoriserait la croissance économique de son pays.

"Lorsque les gens l'examineront, regarderont au-delà de la campagne et commenceront à creuser (le sujet), j'ai l'espoir (que le traité) obtiendra le soutien dont il a besoin", a-t-il dit à la presse lors d'une visite en Nouvelle-Zélande.

Le traité a été signé par 12 pays (Australie, Brunei, Canada, Chili, Japon, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour, Etats-Unis et Vietnam) qui représentent 40% de l'économie mondiale. Mais le texte doit encore être ratifié aux Etats-Unis.

M. Kerry a ajouté qu'avec le président sortant Barack Obama, ils étaient toujours de fervents partisans du traité mais qu'ils ne chercheraient pas à le faire adopter par le Congrès avant la prise de fonctions de M. Trump.

"Je pense qu'il y aura de vifs débats autour (du texte) et qu'il bénéficiera à suffisamment de gens pour qu'au bout du compte, les gens le perçoivent comme un type d'accord différent".

Il a également démenti que le TPP vise à créer un rempart économique contre le poids croissant de la Chine dans la région Asie-Pacifique.

"Il ne s'agit pas de la Chine", a-t-il déclaré. "Les Etats-Unis saluent l'essor pacifique d'une grande nation comme la Chine, ce que nous avons dit directement au président Xi (Jinping). Nous ne cherchons pas la concurrence ou le conflit, nous cherchons la coopération".