La chute des cours du pétrole est un coup dur pour les finances des principaux producteurs en Amérique latine, qui ont vu leurs recettes fondre: le Venezuela, le Brésil, le Mexique, la Colombie et l'Equateur.

- Production -

Le Venezuela est le premier producteur de pétrole en Amérique latine, avec 2,65 millions de barils par jour en moyenne en 2015, selon les chiffres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Le Brésil, deuxième producteur de la région, a extrait 2,52 millions de barils par jour en 2015, selon l'Agence nationale du pétrole.

Le Mexique, troisième du classement, a produit 2,26 millions de barils par jour, selon les données de l'entreprise nationale Pemex.

La Colombie, avec un million de barils quotidiens selon le ministère de l'Energie, et l'Equateur, avec 544.000 barils selon la Banque centrale, sont des producteurs plus modestes.

- Exportation -

Le Venezuela exporte environ 2,2 millions de barils par jour, avec comme premier client les Etats-Unis (780.000 barils quotidiens).

Il est suivi du Mexique (1,2 million de barils exportés chaque jour), de la Colombie (804.000 barils), du Brésil (736.000) et de l'Equateur (419.000).

- Impact sur les comptes -

Le Venezuela est presque entièrement dépendant de ses ventes de pétrole, qui lui apportent 96% de ses devises. Avec la chute des cours, ses recettes liées aux exportations pétrolières ont chuté de 52%, à 27,83 milliards de dollars, entre janvier et septembre 2015. Selon le gouvernement, les recettes totales de l'Etat vénézuélien ont plongé de 70% en 2015.

Au Brésil, les exportations d'hydrocarbures représentent 6% des exportations, le pétrole étant le troisième produit le plus exporté, après le soja et le minerai de fer. Et même si le volume de pétrole exporté a augmenté de 48% en 2015, en valeur ces exportations ont diminué de 27,1% par rapport à 2014, en raison de la chute des prix.

Au Mexique, le chiffre d'affaires de la compagnie publique Pemex, plus grande entreprise du pays, est vital pour les finances publiques, apportant plus d'un tiers des recettes. Face à la baisse des cours, Pemex a dû réduire de 11% son budget pour 2015 et procéder à 11.000 suppressions d'emploi, sur un effectif total de 146.000 salariés.

En Equateur, le président Rafael Correa assure que, ces derniers mois, le gouvernement "n'a reçu aucun revenu du pétrole". Jusqu'à l'an dernier, le brut représentait environ 50% des devises entrant dans le pays.

La Colombie, elle, a vu ses exportations de combustibles et produits des industries d'extraction chuter de 47,2%, sur un an, entre janvier et novembre 2015.