La permanence à Paris du chef de LREM Stanislas Guérini taguée

Publié le à Paris (AFP)

"La police tue", "Non au Ceta": la permanence du délégué général de LREM Stanislas Guérini a été taguée dans la nuit de mercredi à jeudi, a indiqué à l'AFP l'entourage du député de Paris.

"Il y a eu deux tags sur les vitrines: +la police tue+ et +non au Ceta+", traité controversé de libre-échange entre l'Europe et le Canada (Ceta) qui a été ratifié à l'Assemblée, a précisé cette source, ajoutant qu'un nettoyage avait été demandé pour les effacer. BFMTV Paris avait affirmé auparavant que la permanence avait été taguée sans préciser la teneur des inscriptions.

M. Guérini, également député de la troisième circonscription de Paris, a déploré, dans un tweet, ces tags sur sa permanence dans le 17e arrondissement de la capitale qui "s'ajoutent à une série trop longue de lieux de démocratie endommagés".

Une enquête de flagrance a été ouverte pour "dégradations de biens privés" et les investigations confiées au commissariat du 17e arrondissement, a-t-on appris auprès du parquet de Paris.

Ces nouvelles dégradations interviennent en pleine polémique visant le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner à propos de la mort de Steve Maia Caniço. Le corps de ce jeune homme a été retrouvé lundi dans la Loire plus d'un mois après sa disparition lors de la Fête de la musique à Nantes, marquée par une intervention policière controversée.

Cibles d'insultes ou de violences au plus fort de la crise des "gilets jaunes" cet hiver, les parlementaires sont de nouveau visés depuis plusieurs jours, en particulier les députés LREM ayant voté le 23 juillet en faveur de la ratification du Ceta.

Une quinzaine de permanences de députés ou de locaux du parti ont été murés, tagués ou vandalisés ces derniers jours, suscitant une condamnation de l'ensemble de la classe politique.

Le patron de LREM avait adressé samedi son soutien à Romain Grau, député LREM des Pyrénées orientales, dont la permanence a Perpignan avait été saccagée en marge d'une manifestation des "gilets jaunes" ainsi qu'à ses collègues Jean-Baptiste Moreau à Guéret (Creuse) et encore Barbara Bessot-Ballot à Vesoul (Haute-Saône). Il avait alors dénoncé dans un tweet des "actes de vandalisme intolérables".

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