Malgré quelques réelles occasions, Angers ne s'est pas rassuré vendredi, s'inclinant 2-0 face à Lille, sous les yeux du président du club, Saïd Chabane, mis en examen mercredi pour violences sexuelles aggravées.

Avec cette victoire, Lille poursuit sa belle série et remonte provisoirement au niveau de Rennes, qui reçoit Brest samedi et ne reste 3e que grâce à une meilleure différence de buts.

Mais les Dogues, qui reçoivent Marseille dans huit jours, ont vu leur buteur Victor Osimhen sortir en fin de match sur une civière, apparemment touché à une cuisse et remplacé par le milieu argentin Nicolas Gaitan, dernière recrue de Lille.

Comme face à Monaco mardi (défaite 1-0), les Angevins ont été cueillis à froid par l'ouverture du score en début de match, d'autant qu'il n'a pas été d'une netteté exemplaire.

Sur une récupération de Gabriel Magalhaes qui a laissé Vincent Manceau à terre, Lille a lancé une contre-attaque rapide sous les sifflets du public, conclue par un lob du plat du pied de Victor Oshimhen, bien servi par Jonathan Bamba.

D'abord refusé pour hors-jeu, le but a été validé après intervention de l'arbitrage à distance (0-1, 14e).

- Angers bloqué -

Dominés en milieu de terrain et souvent maladroits dans leurs passes ou leurs contrôles, les joueurs de Stéphane Moulin ont concédé de nombreuses occasions: des frappes non cadrées de Jonathan Bamba (35e, 82e, 90+4) ou de Loïc Rémy (51e), une tête tout près du cadre d'Osihmen (59e), de bonnes sorties du gardien Ludovic Butelle contre Rémy (25e) puis Osihmen (77e).

Mais avec un peu plus d'efficacité, les velléités offensives angevines auraient pu être récompensées: une frappe dévissée de Rachid Alioui (7e), plusieurs centres dangereux où il n'a manqué que quelques centimètres aux destinataires, une reprise de volée de Fulgini contrée (70e), mais aussi plusieurs gestes douteux dans la surface pour lesquels le public a réclamé un penalty (38e, 42e, 68e).

Les Lillois ont finalement fait le break sur une contre-attaque dans laquelle Luiz Araujo a servi Renato Sanches, qui a marqué d'une frappe à ras de terre entre les jambes de Butelle.

Fringant en première partie de saison au point de passer plus d'un mois sur le podium à l'automne, Angers reste bloqué à une 13e place provisoire. A l'exception de ses premiers tours de Coupe de France contre Dieppe (N3) puis Rouen (N2), le club n'a plus gagné depuis sa belle prestation le 21 décembre à Nantes (2-1).

Ce qui rend d'autant plus difficile le choix du club de faire parler uniquement le terrain face à la tourmente autour des déboires judiciaires de son président, qui avait apporté depuis 2011 stabilité et efficacité au club mais se voit accusé d'agressions sexuelles sur quatre jeunes femmes, salariées ou anciennes salariées.