Du méthane, issu notamment de résidus de pétrole, et des vapeurs de solvants ont provoqué l'explosion qui avait tué fin janvier 37 personnes au siège de la compagnie pétrolière mexicaine Pemex, à Mexico, a-t-on appris de source judiciaire.

"Une série de particularités ont été à l'origine de l'explosion", intervenue au niveau du sous-sol, a indiqué le parquet général du Mexique, dans un communiqué publié vendredi soir, après avoir pris connaissance d'une expertise réalisée par des universitaires de Mexico.

La "présence de méthane d'origine biologique accumulé au cours du temps" ainsi que des vapeurs dégagées par des solvants, le tout dans un espace confiné, ont provoqué une "réaction inflammable causant l'explosion", a ajouté le parquet.

L'expertise a notamment mis en évidence que l'endroit où avait eu lieu l'explosion, le 31 janvier, présentait une couche de sédiments imprégnés d'hydrocarbures qui s'y étaient déposés lorsque les locaux abritaient déjà une société pétrolière dans les années 1930.

L'hypothèse d'une bombe avait été rapidement écartée au profit d'une "accumulation de gaz dans le sous-sol", selon les déclarations du parquet début février.

L'explosion s'était produite en milieu d'après-midi dans la tour B du siège social de la Pemex, quatrième plus grand producteur de pétrole du monde, provoquant un effondrement des planchers, tuant 37 personnes et faisant 120 blessés.

La tour B, dont les premiers des 13 étages ont été soufflés par l'explosion, hébergeait 1.700 salariés, et 10.000 personnes travaillaient sur le complexe chaque jour.