Le maire de Notre-Dame-des-Landes, Jean-Paul Naud s'est dit "satisfait" de la visite surprise samedi matin du Premier ministre Édouard Philippe, "qu'il ait pu se rendre compte de la réalité du terrain".

"Il a dit très peu de chose, il a été plutôt dans l'écoute, il m'a posé quelques questions mais c'est surtout moi qui ait déroulé les arguments en faveur d'une optimisation du site actuel (Nantes-Atlantique, ndrl), a déclaré M. Naud.

"C'est la première fois qu'on accueille un Premier ministre à Notre-Dame-des-Landes, a-t-il ajouté.

Le maire de la commune a précisé que le Premier ministre ne s'est pas rendu sur la zad mais a discuté du sort des zadistes.

"S'ils abandonnent le projet de Notre-Dames-des-Landes, il y a certains zadistes d'eux-mêmes qui partiront parce qu'ils sont dans la lutte permanente et s'il n'y a plus de lutte à Notre-Dame, ils iront voir ailleurs", estime M. Naud.

Lors de son entretien de près d'une heure où il a exposé "une dernière fois" ses arguments en faveur de l'abandon du projet d'un nouvel aéroport dans sa commune, il s'est dit "prêt à discuter avec les zadistes qui sont là depuis des années pour ne pas sombrer dans la violence".

Après sa visite à Notre-Dames-des-Landes, Édouard Philippe s'est également entretenu avec Johanna Rolland, maire de Nantes et membre du Syndicat mixte aéroportuaire du Grand-Ouest, favorable au nouvel aéroport.

"Nous nous sommes vus en tête à tête près de 40 minutes. Je lui ai redit quelles étaient mes convictions pour l'économie, pour l'emploi, pour la métropole et pour l'avenir du grand Ouest", a déclaré à l'AFP Mme Rolland.

La maire PS a précisé que M. Philippe "a redit très clairement que sa décision n'était pas encore prise, il voulait voir concrètement sur le terrain la réalité".