Plus de 2,5 millions de décès du Covid-19 ont officiellement été enregistrés dans le monde depuis le début de la pandémie en décembre 2019, selon un comptage de l'AFP jeudi, Londres appelant le même jour à l'ONU à rendre les vaccins plus accessibles dans les pays en conflit et en crise.

Au total, 2.500.172 décès ont été recensés, pour 112.618.488 cas déclarés, selon un comptage réalisé par l’AFP à partir de bilans officiels fournis par les autorités jeudi à 17h30 GMT.

Le même jour, le Royaume-Uni a demandé au Conseil de sécurité de l'ONU de voter sur une résolution consacrée à la vaccination dans les pays en conflit et en crise, appelant à la solidarité, à l'équité et à des cessez-le-feu pour mieux lutter contre la pandémie de Covid-19, selon des diplomates.

Le résultat du vote, qui se déroule par écrit sur 24 heures en raison de limitations des réunions physiques du Conseil, sera connu vendredi. Selon ces mêmes sources, les négociations, qui ont duré à peine une semaine, ont été ralenties par la Russie et la Chine, deux pays aux relations tendues actuellement avec le Royaume-Uni.

- "Covid long" -

De son côté, le directeur de la branche européenne de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Hans Kluge, a lancé un appel pour que les personnes souffrant de symptômes pendant une longue période soient entendues.

Sa demande intervient à un moment où les autorités sanitaires sont focalisées sur les campagnes de vaccination pour tenter de juguler la pandémie.

La question du "Covid long" est "une priorité claire pour l'OMS, et de la plus haute importance. Cela doit l'être pour toutes les autorités sanitaires", a insisté M. Kluge pendant une conférence de presse, déplorant que ces symptômes de long terme se heurtent trop souvent à "de l'incrédulité ou à un manque de compréhension".

- L'UE en sommet -

En fin d'après-midi, les 27 dirigeants de l'UE ont quant à eux entamé un sommet virtuel, destiné à faire front commun face à la menace des variants, en dépit de restrictions de circulation non coordonnées au sein de l'Union et de vives divergences sur le futur "passeport vaccinal".

Alors que l'essor des variants britannique et sud-africain fait planer le spectre de nouvelles flambées de contaminations à travers le continent, les campagnes de vaccination restent poussives, même si les Européens tentent d'accélérer.

- 50% de variant anglais en France -

En France, ce variant anglais, plus contagieux, "concerne désormais à peu près la moitié des personnes" contaminées par le Covid, a d'ailleurs annoncé le Premier ministre Jean Castex, ce qui fait craindre une explosion épidémique.

Au Royaume-Uni en revanche, la situation s'améliore. Les autorités sanitaires britanniques ont décidé jeudi d'abaisser le niveau d'alerte relatif à la pandémie de Covid-19, le risque de submersion des hôpitaux ayant "reculé" dans ce pays, soumis à un sévère confinement depuis début janvier.

De cinq, son maximum, le niveau d'alerte passe à quatre, ont déclaré dans un communiqué commun les chefs médicaux des quatre nations constitutives du pays (Angleterre, Ecosse, Pays de Galles, Irlande du Nord).

- Le Bangladesh vaccine ses prostituées -

Aux Pays-Bas, des travailleuses du sexe ont prévenu jeudi qu'elles manifesteraient devant le parlement la semaine prochaine pour dénoncer la fermeture maintenue des maisons closes, tandis que des restaurants et cafés ont prévu de rouvrir sans autorisation.

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte avait annoncé mardi maintenir certaines des mesures en place pour lutter contre la pandémie de Covid-19, dont le couvre-feu et la fermeture des bars, cafés et restaurants.

De son côté, le Bangladesh a commencé à administrer des doses de vaccin contre le Covid-19 aux travailleuses du sexe dans la plus grande maison close de ce pays, un immense dédale de cabanes où vivent environ 1.900 prostituées.

Ce pays d'Asie du Sud, qui a jusqu'ici injecté le vaccin d'AstraZeneca à près de trois millions de personnes âgées de 40 ans ou plus, l'a autorisé pour les prostituées de tout âge dans la ville de Daulatdia (Ouest).

L'Algérie a quant à elle reçu mercredi 200.000 doses de vaccin Sinopharm contre le Covid-19, un don de la Chine, a indiqué jeudi l'agence de presse officielle APS.

Cette livraison "vient compléter le dispositif de lutte contre la pandémie", a déclaré le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication Ammar Belhimer, cité par APS, à l'arrivée de cette cargaison mercredi soir à l'aéroport militaire de Boufarik à l'ouest d'Alger.