Le président chinois Xi Jinping, la brésilienne Dilma Rousseff ou le roi Salmane d'Arabie saoudite sont arrivés au sommet du G20 d'Antalya dont les travaux, marqués par les attentats de Paris, devaient débuter dès samedi soir par un dîner informel offert par le président turc Erdogan.

La station balnéaire du sud de la Turquie, transformée en camp retranché, quadrillée d'innombrables barrières et survolée d'hélicoptères, accueille jusqu'à lundi les chefs d'Etat ou de gouvernement les plus puissants du monde.

Si les plus importants, Barack Obama et Vladimir Poutine, n'étaient pas encore arrivés samedi soir, les rotations d'avions officiels se sont succcédées samedi sur le tarmac de l'aéroport.

Outre M. Xi, Mme Rousseff ou le roi Salmane, les chefs d'Etat du Mexique, de Corée du Sud, d'Afrique du sud ou d'Australie sont arrivés.

Plusieurs pays ne formant pas partie du G20 sont par ailleurs présents, l'Azerbaïdjan, invité par la Turquie, ou le président du Zimbabwe Robert Mugabe, président en titre de l'Union africaine.

Le menu initial des dirigeants des vingt pays les plus riches de la planète prévoyait des discussions sur la guerre en Syrie, la crise des migrants qui affluent vers l'Europe, le changement climatique ou la lutte contre l'optimisation fiscale.

Les attaques qui ont visé vendredi soir plusieurs points de la capitale française, faisant au moins 128 morts et plus de 200 blessés, devraient désormais dominer leurs débats.

Le président François Hollande a annulé son déplacement en Turquie après ces attentats. Il sera représenté par son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.

La chancelière allemande Angela Merkel, un acteur clé de la crise des réfugiés syriens en Europe, est attendue dimanche.

Le gros du travail aura lieu dimanche, notamment lors du dîner officiel.