Voici les principales forces en présence au sein du Parlement portugais après la nette victoire du socialiste sortant Antonio Costa, selon des résultats quasi définitifs. Quatre sièges restent encore à attribuer par les circonscriptions de l'étranger.

. Le Parti socialiste (PS)

Avec 106 députés, contre 86 en 2015, le PS de M. Costa est la première force au Parlement portugais qui compte 230 sièges.

Arrivé au pouvoir en 2015 grâce à son alliance avec le Bloc de gauche et les communistes, Costa a surfé sur son bon bilan économique et social pour remporter largement le scrutin.

Mais le PS n'a pas atteint la majorité absolue et devra de nouveau nouer des alliances.

. Le Bloc de gauche (BE)

Née en 1999 de la fusion du PSR d'inspiration trotskiste, de l'UDP maoïste et d'un mouvement créé par d'anciens communistes, cette formation est apparentée au Podemos espagnol et au Syriza grec.

Elle comptera 19 députés, comme à l'issue du scrutin de 2015.

Dirigé depuis 2012 par l'ex-comédienne Catarina Martins, le Bloc de gauche est proche des communistes en matière économique mais est moins farouchement opposé qu'eux à l'intégration européenne. Il est aussi plus libéral en matière sociétale en étant favorable à l'euthanasie ou à la légalisation du cannabis.

. La coalition communistes-verts (CDU)

Principale force d'opposition au régime dictatorial tombé en 1974, le Parti communiste portugais n'a jamais renoncé à l'orthodoxie marxiste et reste la seule voix clairement eurosceptique au Parlement.

L'ancien ouvrier en métallurgie Jeronimo de Sousa, 72 ans, est son secrétaire général.

En coalition avec les Verts, ils ont obtenu 12 sièges, contre 17 en 2015.

. Les animalistes du PAN

Fondé en 2009 par un philosophe bouddhiste, le parti Personnes-Animaux-Nature (PAN), qui passe de un à quatre sièges, est très actif sur les réseaux sociaux et a élargi son discours animaliste à des revendications écologistes plus larges.

Durant la campagne, ses dirigeants sont souvent apparus entourés d'animaux: chiens, chats, animaux de la ferme ou même paons.

Opposé à la tauromachie, réclamant une baisse des taxes sur l'alimentation des animaux ou la création d'un réseau de plages les acceptant, le PAN prône également une réduction plus ambitieuse des émissions de carbone.

. Le Parti social-démocrate (PSD)

Principale formation d'opposition, le PSD (centre droit), dirigé par l'ancien maire de Porto, Rui Rio, a subi un revers en remportant seulement 77 sièges contre 89 en 2015.

Au pouvoir de 2011 à 2015, ce parti a piloté la dure cure d'austérité ayant suivi le plan d'aide demandé en 2011 par le précédent gouvernement socialiste. Il avait de nouveau remporté les élections en 2015 mais sa coalition sortante avait perdu sa majorité absolue au profit de la gauche.

. Les démocrates-chrétiens (CDS-PP)

Cette formation est celle qui siège le plus à droite de l'hémicycle portugais. Elle compte désormais 5 élus contre 18 auparavant.

. Les populistes de droite (Chega!)

Ce parti est parvenu à faire son entrée au Parlement alors que cette mouvance ne pèse pas dans le pays contrairement au reste de l'Europe. Son unique député, André Ventura, un juriste de 36 ans, doit sa notoriété à sa participation à des débats télévisés consacrés au football.