Les forces israéliennes ont déployé vendredi des renforts à Jérusalem et en Cisjordanie occupée à l'occasion des prières musulmanes hebdomadaires et au lendemain d'attaques et d'affrontements meurtriers.

"Le but est d'accroître la sécurité pour répondre à tous les incidents qui se produisent dans et autour de la vieille ville (de Jérusalem) après la prière du vendredi", a indiqué à l'AFP le porte-parole de la police Micky Rosenfeld.

Jeudi, une attaque à la voiture-bélier à Jérusalem a blessé une dizaine de soldats israéliens et des affrontements en Cisjordanie et à Jérusalem ont fait trois morts dont deux Palestiniens.

L'armée a également annoncé des renforts en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.

Le suspect de l'attaque à la voiture-bélier, arrêté la veille, est toujours interrogé, a déclaré M. Rosenfeld.

Cet accès de violence est intervenu plus d'une semaine après que le président américain Donald Trump a présenté à Washington son plan pour un règlement du conflit israélo-palestinien, rejeté par les Palestiniens.

Des dizaines de milliers de fidèles sont attendus vendredi sur l'esplanade des Mosquées -troisième lieu saint de l'islam, également révéré par les Juifs comme leur site le plus sacré- qui se trouve à Jérusalem-Est, secteur palestinien de la ville occupée en 1967 puis annexé par Israël.

Le projet américain prévoit de faire de Jérusalem la capitale de l'Etat d'Israël, l'annexion de colonies juives en Cisjordanie occupée, en particulier dans la vallée du Jourdain, et la création d'un Etat palestinien démilitarisé sur ce qu'il resterait de la Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

Il a été rejeté par le président palestinien Mahmoud Abbas qui a appelé les Palestiniens à manifester contre le projet.

M. Abbas "a une responsabilité" dans les violences, a estimé jeudi Jared Kushner, gendre de Donald Trump et artisan du plan américain.

"M. Kushner a permis à Israël d'aller plus loin avec l'annexion/colonisation", a rétorqué dans un tweet Saëb Erekat, secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). "Il blâme le président Abbas parce que pour les gens comme lui, notre simple existence/nos droits (...) sont le problème."