Le gouvernement britannique a lancé vendredi une consultation sur l'interdiction d'exporter des animaux vivants pour être engraissés ou abattus, dans le but de réduire la souffrance animale après le Brexit.

"Nous voulons améliorer le bien-être des animaux à tous les stages de leur vie", et "nous assurer qu'ils ne soient pas stressés avant d'être abattus", a souligné George Eustice, ministre de l'Environnement, l'Alimentation et l'Agriculture.

L'interdiction, valable pour le bétail et les chevaux, pourrait être mise en oeuvre dès la fin de l'année prochaine, selon le ministre. Il a relevé que les règles de l'UE empêchaient jusqu'ici de mettre fin à une pratique qui engendre "des souffrances inutiles".

Le ministère estime sur son site que les règles européennes "ne sont pas à la hauteur des dernières connaissances scientifiques sur le meilleur moyen de protéger les animaux pendant le transport".

Le projet vise également à réduire les temps de transport des animaux à l'intérieur du pays, leur donner plus d'espace pendant ces déplacements, et à appliquer des règles plus strictes sur la température maximale autorisée et sur les conditions de transport en mer.

Il a été salué par les défenseurs de la cause animale.

"Mettre fin aux exportations pour abattre ou engraisser les animaux serait un progrès inestimable pour leur bien-être", a souligné Chris Sherwood, de la Société royale pour la prévention de la cruauté aux animaux (RSCPA).

La consultation, close le 21 janvier, porte également sur l'amélioration des conditions de transport des bêtes au sein de l'Angleterre et du Pays de Galles.

Les autres nations constitutives du Royaume-uni, Irlande du Nord et Ecosse, exercent elles-mêmes leurs compétences en la matière dans le cadre de la dévolution des pouvoirs.