Le groupe industriel suisse Sulzer a annoncé lundi la suppression de 410 postes, au Brésil, aux Etats Unis et en Chine et son directeur général Klaus Stahlmann a annoncé peu après son départ.

Il a dit qu'il souhaitait "poursuivre d'autres opportunités en dehors de l'entreprise", mais il restera jusqu'à ce qu'un remplaçant soit trouvé. M. Stahlmann dirigeait le groupe basé à Zurich depuis plus de trois ans.

"Le marché du pétrole et du gaz reste difficile, conduisant à des niveaux d'investissements bas et à des suspensions de projets", a expliqué le groupe suisse dans un communiqué.

Sur cette base, Sulzer, qui fabrique notamment des pompes pour les oléoducs, a pris une série de mesures afin d'ajuster ses capacités de production au Brésil, aux USA et en Chine.

Au Brésil, le groupe a décidé de réduire ses effectifs de 90 personnes sur son site de Jundiai (dans l'État de Sao Paulo), où il a également fermé sa fonderie, ce qui a affecté 60 postes supplémentaires.

Quelque 40 personnes ont également été licenciées sur le site de Curitiba, dans le sud du pays, en raison de la baisse d'activité au Brésil.

Sulzer a par ailleurs supprimé 120 postes sur deux sites aux États-Unis et 80 postes en Chine.

Fin juillet, le groupe avait publié des résultats en forte baisse pour le premier semestre, affectés par le repli des investissements dans les secteurs du pétrole et du gaz.

Avant même la publication de ces chiffres, certains analystes avaient dit s'attendre à des mesures d'économies pour la division Pompes. Fin juin, le groupe avait déjà annoncé une série de mesures de restructuration au sein de sa division Chemtech.

Le groupe avait alors fait savoir qu'il allait entre autres réduire ses capacités de production en Chine, fermer des sites à Singapour et au Canada ainsi qu'un atelier en Suisse.

Il avait notamment justifié ces mesures par la concurrence accrue en Chine et en Asie du Sud-Est ainsi que par la pression liée à la force du franc suisse.

Sulzer a annoncé fin juillet un bénéfice net en chute de 94,5% sur un an à 26,8 millions de francs suisses(24,8 millions d'euros). Le chiffre d'affaires a quant à lui reculé de 6,6% à 1,39 milliard de CHF (1,28 milliard d'euros). La multinationale a en outre revu ses objectifs à la baisse.

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