Deuxième manche dans les Pyrénées pour les favoris du Tour de France. Le peloton s'est élancé dimanche de Pau direction Laruns pour la 9e étape, toujours de haute montagne et toujours avec Adam Yates en jaune.

A 12H33, 168 coureurs, parmi lesquels Thibaut Pinot, malgré sa déception de la veille, se sont lancés sur les routes pyrénéennes où deux ascensions de première catégorie, entre autres, les attendent en 153 kilomètres: le col de la Hourcère puis celui de Marie-Blanque et ses quatre derniers kilomètres (sur 7,7) brutaux (environ 12% de moyenne).

"C'est une belle étape pour essayer. Même si c'est déjà un Tour réussi pour moi, je vais retenter", a affiché Julian Alaphilippe qui s'est offert de la liberté en lâchant près de 12 minutes sur les favoris la veille.

"C'était le bon moment pour me relever", a expliqué le puncheur français. Je voulais montrer que je n'étais pas venu pour le classement général".

Comme la veille, l'arrivée de l'étape n'est pas située au sommet mais à 18 km du haut de Marie-Blanque.

"J'ai de bons souvenirs de cette arrivée", rappelle au départ celui qui reste l'homme à battre, Primoz Roglic, vainqueur d'étape à Laruns devant Geraint Thomas lors du Tour 2018.

"On a montré qu'on était fort et on peut être confiants", plastronne le Slovène, malgré les quarante secondes rendues à son compatriote Tadej Pogacar la veille.

L'arrivée, jugée à Laruns, vers 16h27 (moyenne calculée à 40 km/h), après la descente technique de Marie-Blanque puis 8 kilomètres dans la vallée d'Ossau, lui donnera peut-être raison.