Les militants UMP ont commencé vendredi matin à voter électroniquement afin de trancher deux questions cruciales pour l'avenir de leur parti: faut-il revoter pour la présidence? - Ils devraient dire non - Et approuvez-vous les nouveaux statuts instaurant des primaires pré-élyséennes? - ils devraient dire oui.

"Le vote a commencé vite et fort", a assuré à l'AFP Anne Levade, professeur de droit public, chargée de contrôler ce référendum 100% électronique, qui a démarré à 08H00.

Pendant trois jours, jusqu'à dimanche 18H00, les militants de l' à jour de cotisation au 31 décembre 2012 (environ 315.000), sont invités à répondre à deux questions: l'une sur les nouveaux statuts, l'autre sur un éventuel nouveau vote en septembre pour remettre en jeu la présidence de Jean-François Copé.

Le député-maire de Meaux et son adversaire du congrès de novembre François Fillon sont tombés d'accord pour ne pas raviver leur longue et amère querelle, et renvoyer au scrutin prévu statutairement en novembre 2015.

Aux côtés de Mme Levade, dans la salle dédiée au contrôle des opérations électorales, deux parlementaires UMP : le député de l'Ain Étienne Blanc et le sénateur du Val-d'Oise Hugues Portelli.

La contestation des votes et les soupçons mutuels de fraude avaient empoisonné le congrès de novembre du principal parti d'opposition.

Dans Le Figaro vendredi, Mme Levade assure que "le vote électronique est entièrement sécurisé. Il n'y a pas de procuration et l'autorité de supervision sera présente tout au long des trois jours de scrutin afin de traiter en temps réel les réclamations et d'exercer un contrôle continu grâce à des dispositifs d'alerte qui permettent de détecter d?éventuelles fraudes".

"Naturellement, l'autorité de supervision se réserve la possibilité d'annuler le résultat d'un bureau où les votes paraîtraient litigieux", poursuit la juriste.

Chambre à part

"Votre vote pour le Congrès extraordinaire a bien été pris en compte et nous vous en remercions" : tel est le message reçu par les votants UMP, une fois achevée leur connexion électorale, a indiqué l'un d'eux à l'AFP.