La deuxième semaine de course se termine dimanche avec la 15e étape du Tour de France, qui relie sur 174,5 kilomètres Lyon au Grand Colombier, la montagne-totem du département de l'Ain, où la Grande Boucle arrive pour la première fois. Les favoris du classement général devraient s'expliquer lors de cette étape de montagne, qui précède la seconde journée de repos. "Ce sera un gros challenge", déclarait samedi le maillot jaune Primoz Roglic (Jumbo-Visma). "Il faut que je me concentre sur tout le monde, mais surtout sur moi. Je suis la seule personne sur laquelle j'ai vraiment le contrôle. On s'attend à ce que ça roule à fond et à beaucoup d'attaques. A nous d'être forts jusqu'à la fin", poursuit Roglic, qui s'était imposé au Grand Colombier sur le Tour de l'Ain début août. "Je pense que c'était un bon signe. Après une longue interruption, on est revenus à un haut niveau. Quand on peut, c'est mieux de gagner, des étapes ou la course". Au Tour de l'Ain, Roglic avait devancé de 4 et 6 secondes les Colombiens Egan Bernal (Ineos) et Nairo Quintana (Arkéa Samsic). Deux cols de première catégorie, la Selle de Fromentel (avec un passage très pentu à 22 % près du sommet!) et le col de la Biche, sont escaladés par un autre versant de la "pyramide du Bugey". Avant l'ascension finale abordée par son versant le plus spectaculaire, à partir de Culoz, sur une route en lacets dans sa partie initiale. Les 17,4 derniers kilomètres, d'une pente moyenne de 7,1 %, sont classés hors catégorie. Ils mènent à l'altitude de 1.501 mètres qui offre vue sur le Mont Blanc. Le Grand Colombier, un classique du Tour de l'Ain, est apparu sur le Tour de France en 2012, lorsque Thomas Voeckler y était passé en tête avant de s'imposer à Bellegarde-sur-Valserine. Depuis, la pyramide du Bugey a été escaladée par tous ses versants, mais l'arrivée n'a encore jamais été jugée à son sommet. L'arrivée est prévue à vers 17h28 (moyenne calculée à 38 km/h). (Belga)