Début d'une grève de 48 heures au Chili

Des barrages bloquaient mercredi matin plusieurs artères de Santiago, au début d'une grève de deux jours à l'appel du principal syndicat chilien, qui s'ajoute à la forte mobilisation étudiante depuis trois mois. A l'aide de pneus incendiés, des manifestants bloquaient les principales avenues de la capitale chilienne, provoquant des altercations avec les passants, mais ils ne parvenaient pas à paralyser le ville de 16 millions d'habitants. "La circulation n'est paralysée que dans très peu d'endroits, et il y a un peu de retard à cause des barricades", a déclaré le ministre chilien des Transports, Pedro Pablo Errazuriz, qui a assuré que tous les conducteurs de transports publics étaient "à leur poste, grâce à un accord passé avec eux". Selon le ministre, la situation est "tout à fait normale" dans les trains de la métropole, à l'aéroport de Santiago et dans les ports du pays. Premier gouvernement de droite depuis 1990, le gouvernement du président chilien Sebastian Pinera est confronté à la plus forte contestation depuis son arrivée au pouvoir, il y a 17 mois. Parmi les demandes des grévistes figurent pêle-mêle une baisse des impôts, une réforme des retraites, du code du travail, et le réinvestissement des dividendes de la croissance dans les secteurs de l'éducation et de la santé. Le mouvement, lancé à l'appel de la Centrale unitaire des travailleurs (CUT), première centrale syndicale du pays avec près de 800.000 membres, rejoint ainsi le mouvement étudiant pour une éducation publique gratuite et de qualité.

(MUA)

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