La plate-forme Mineurs en exil réclame en urgence des places supplémentaires

Belga

La plate-forme Mineurs en exil et la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) ont attiré l'attention au cours d'une conférence de presse, mercredi, sur l'afflux en Belgique de mineurs étrangers non-accompagnés (Mena) et la saturation des places d'accueil spécialisées à leur disposition. Elles demandent instamment la création d'un minimum de 120 places supplémentaires par mois par le gouvernement fédéral et la mobilisation des Communautés pour les plus jeunes. Elles appellent également les pouvoirs locaux à créer des petites structures, même si les communes n'en ont pas l'obligation légale.

La plate-forme Mineurs en exil réclame en urgence des places supplémentaires

La plate-forme Mineurs en exil dénombre environ 25 à 30 mineurs étrangers non-accompagnés qui se présentent quotidiennement au dispatching Fedasil. Elle estime que les arrivées totales des Mena se situeront en 2015 entre 3.000 et 3.500, contre environ 1.700 en 2014. Avec l'afflux massif constaté habituellement avant l'hiver, la Belgique devrait accueillir mensuellement de 400 à 500 mineurs durant les derniers mois de l'année, selon la plate-forme. "On n'a jamais eu un public aussi traumatisé et qui arrive en nombre aussi conséquent", souligne Katja Fournier, coordinatrice à la plate-forme. "Les jeunes candidats à l'asile fuient souvent l'enrolement. On remarque un rajeunissant important, avec une augmentation notable des 12-14 ans mais aussi des moins de 12 ans". Malgré l'augmentation de la capacité d'accueil, il ne restait que 16 places pour les Mena au 9 octobre dans le réseau Fedasil. Pour les plus petits, la plate-forme demande également une aide à la jeunesse renforcée par les Communautés. Un plan d'action est toutefois sorti du côté flamand. Celui-ci prévoit une augmentation des places et des modalités pour les familles d'accueil. La plate-forme rappelle qu'en 2011, le manque d'anticipation devant l'afflux de migrants d'Afghanistan avait amené à gérer des mineurs dans des centres pour adultes. A ce manque de places d'accueil, s'ajoutent d'autres problèmes. "Il y a des retards dans les désignations de tutelles. Il y a un manque criant de psychologues, qui est à lier aux mesures pour restreindre le remboursement des aides psychologiques. Les restrictions économiques nous confrontent aussi à un manque d'interprètes", explique Katja Fournier. (Belga)

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