Bruxelles: le nombre d'amendes de stationnement a explosé malgré la pandémie

Belga

Le nombre d'amendes de stationnement a plus que doublé à Bruxelles entre janvier 2020 et le même mois de l'année en cours, a déploré mercredi la députée régionale MR Françoise Schepmans, sur foi de la réponse qu'elle a reçue à une question écrite.

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Selon l'élue libérale, le récent renfort des "scancars" a dopé les statistiques davantage encore que l'année dernière. En 2020, malgré la Covid et le confinement - qui ont conduit, notamment, à une interruption de la délivrance d'amendes en avril et à une forte diminution en mai -, le nombre de redevances délivrées par l'agence régionale parking.brussels a atteint près de 1,2 millions pour les 10 communes faisant appel à ses services. En janvier dernier, le nombre d'amendes infligées s'est élevé à 156.509 pour 66.444 en janvier 2020. Les difficultés à pouvoir contester ou payer les amendes conduisent bon nombre d'automobilistes à se retrouver face à des courriers de rappel voire d'huissiers. D'après Mme Schepmans, les véhicules scanneurs (8 voitures et 3 scooters), qui sillonnent actuellement les rues de huit communes (Anderlecht, Berchem-Sainte-Agathe, Evere, Ganshoren, Ixelles, Jette, Koekelberg et Schaerbeek), "carburent à l'amende avec une efficacité redoutable". Plusieurs communes où ils sont utilisés ont vu quasiment doubler ou tripler le nombre d'amendes. L'usage de ces véhicules soulève toutefois certaines difficultés. Actuellement, ils ne peuvent pas faire la différence entre un arrêt et un stationnement, ne prennent pas en compte le temps nécessaire à un conducteur pour aller chercher son ticket de parking ni des personnes à mobilité réduite qui bénéficient d'une carte nominative (et non associée à un véhicule). Cela n'empêche pas les automobilistes d'être verbalisés. À charge pour eux d'introduire des réclamations tout en sachant que celles-ci ne reportent pas l'obligation de paiement (sauf pour contestation relative à la carte pour personnes handicapées), a déploré Françoise Schepmans. Une fois verbalisé, l'automobiliste a 5 jours pour le paiement avant de recevoir au dixième jour un premier rappel sans frais, puis un deuxième rappel majoré de 15 euros, et enfin faire face au recouvrement par voie d'huissier. En 2020, quelque 278.000 redevances ont été transférées à l'huissier chargé du recouvrement. "Si l'automobiliste n'est pas d'accord, il peut réclamer en prouvant sa bonne foi pour autant qu'il ait conservé son ticket de stationnement. Étant donné que le scancar ne délivre évidemment pas de ticket de redevance, le conducteur ignore qu'il a reçu une amende jusqu'au jour où il découvre dans sa boîte aux lettres une invitation de paiement, envoyée parfois tardivement? ", a encore pointé Françoise Schepmans. Selon elle, aucune campagne de prévention n'a été menée lorsque les scancars ont débarqué dans les rues. Ces dernières années, la Région bruxelloise a mené une politique très stricte pour supprimer les emplacements de parking en voirie, mais sans compensation suffisante par du parking hors voirie notamment dans les quartiers densément peuplés comme le Nord-ouest de la capitale, faute de projet à long terme du gouvernement bruxellois, a encore déploré la députée. (Belga)

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