Les 27, réunis à Porto, apportent leur soutien à une "Europe sociale"

Belga

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE, rassemblés à Porto en réunion informelle (à l'exception de quelques-uns, connectés par vidéoconférence), ont adopté samedi une déclaration via laquelle ils réaffirment entre autres leur "engagement à ?uvrer en faveur d'une Europe sociale". Au lendemain du "sommet social" organisé par la présidence portugaise du Conseil de l'UE, les dirigeants ont apporté leur soutien politique au socle européen des droits sociaux et au plan d'actions proposé par la Commission, qui "fournit des orientations utiles".

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La Commission européenne avait proposé en mars de traduire en actions le socle européen des droits sociaux, une liste de 20 grands principes datant de 2017, en visant trois objectifs clés pour 2030: augmenter à 78% le taux d'emploi, assurer une formation professionnelle chaque année à au moins 60% des adultes et réduire de 15 millions, dont 5 millions d'enfants, le nombre de personnes menacées de pauvreté ou d'exclusion sociale. Déclaration politique plus que programme de mise en oeuvre, la "déclaration de Porto" publiée samedi affirme que "plus que jamais, l'Europe doit être le continent de la cohésion sociale et de la prospérité". La relance post-coronavirus soutenue par le vaste emprunt que projette l'UE devra être "équitable, durable et résiliente". "Une reprise collective, inclusive, rapide et fondée sur la cohésion renforcera la compétitivité, la résilience, la dimension sociale et le rôle de l'Europe sur la scène mondiale", appuient les dirigeants, qui souhaitent mettre l'accent sur la création d'emplois de meilleur qualité, l'éducation et la formation/reconversion professionnelle, ainsi que le soutien aux jeunes. Au passage, le dialogue avec les partenaires sociaux n'est pas oublié, qui constitue "le fondement d'une économie sociale de marché hautement compétitive". Si le Premier ministre portugais Antonio Costa a promis vendredi une "Europe meilleure", au modèle de gouvernance économique "plus équilibré, plus juste, moins financier, plus économique et plus social", les Etats membres de l'UE ne sont pas tous sur la même ligne quant au rôle à donner à l'Europe dans les questions de droits sociaux, comme par rapport aux salaires. Les pays du sud, comme la France, l'Italie, l'Espagne et le Portugal, sont favorables à une harmonisation des salaires minimums. Mais les pays du nord, attachés à leur modèle performant de négociation collective, et ceux de l'est, qui craignent de perdre leur compétitivité, s'y opposent fermement. (Belga)

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