"Le secteur culturel subit des conséquences de manière disproportionnée"

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"Le secteur culturel subit des conséquences de manière disproportionnée", a réagi mardi Virginie Devaster, une des porte-paroles de l'Union de professionnels des arts et de la création - pôle travailleur (UPAC-T), à l'issue du Comité de concertation. "Nous nous retrouvons une nouvelle fois sans perspectives certaines, conditionnées à l'évolution de la situation épidémiologique alors que l'on comptait sur mai et juin pour absorber une partie des spectacles reportés plusieurs fois."

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Si à partir du 9 juin, les événements peuvent reprendre, cela se fera en effet uniquement si 8 personnes vulnérables sur 10 sont protégées, avec un seuil indicatif de 500 lits occupés en soins intensifs par des patients Covid. Dans ces conditions, les événements pourront rassembler jusqu'à 200 personnes en intérieur et 400 en extérieur. "Ce nombre absolu n'a pas de sens pour les grandes salles", regrette Virginie Devaster. "Il faudrait plutôt privilégier un 'volume d'occupation'. C'est une méconnaissance de la réalité du secteur que de ne pas en tenir compte", estime la porte-parole. Et d'ajouter, "on est désespéré des politiques et de leur gestion de crise." Pour faire entendre sa voix, le secteur culturel a entrepris des démarches en justice contre l'État et poursuivra les actions coup de poing entreprises via le collectif Still Standing for culture. Les acteurs de terrain se concerteront prochainement sur les suites à donner au Codeco de mardi. (Belga)

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