Algérie: marche du Hirak empêchée, nombreuses arrestations, dont des journalistes

Belga

La police algérienne a empêché vendredi la marche hebdomadaire du mouvement prodémocratie du Hirak à Alger, et procédé à de nombreuses arrestations de militants, opposants et journalistes, dont un photographe de l'Agence France-Presse (AFP).

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Des manifestants, qui s'apprêtaient à participer au rassemblement du Hirak dans le centre de la capitale ont été bousculés et interpellés, ont constaté un journaliste de l'AFP et des témoins. Au moins une dizaine de journalistes et photographes ont été arrêtés, dont Ryad Kramdi, photographe de l'AFP, Khaled Drareni, correspondant en Algérie pour la chaîne francophone TV5, Kenza Khatto, journaliste à Radio M, et un vidéaste de l'agence internationale Reuters, selon des sites d'information indépendants. "Plusieurs journalistes ont été interpellés & empêchés de couvrir la 117e manif des vendredis du Hirak tandis que d'autres ont été molestés par les forces de l'ordre", a tweeté Reporters sans frontières (RSF). M. Drareni, directeur du site d'information Casbah Tribune et correspondant en Algérie de RSF, est devenu un symbole du combat pour la liberté de la presse après avoir été incarcéré pendant près d'un an. Certains journalistes ont été relâchés en fin d'après-midi, selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), une association d'aide aux prisonniers d'opinion. Le CNLD a fait état de nombreuses arrestations dans le pays, parmi lesquelles des figures du Hirak, des avocats et des opposants, comme le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Mohcine Belabbas, et l'ancienne détenue et militante du Hirak Dalila Touat. Comme chaque vendredi, des hirakistes se sont rassemblés après la prière du vendredi mais les forces de police, en grand nombre, ont encerclé la mosquée Errahma, point de départ de la marche, et ont dispersé la foule sans ménagement. Des dizaines de personnes ont ensuite été interpellées, selon des témoins. Quelque dizaines de manifestants ont néanmoins réussi à marcher, en scandant "Etat civil et non militaire", un slogan phare de la contestation. "Nous ne nous arrêterons pas, quoi que vous fassiez", ont crié les protestataires à l'adresse des autorités. Certains se sont dirigés vers Bab El Oued, un bastion du Hirak, où plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées. La police les a empêchés de marcher. (Belga)

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