La ministre de l'Éducation ne compte par interdire l'écriture inclusive

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La ministre de l'Éducation ne compte par interdire l'écriture inclusive, comme en France, mais souhaite aussi enrichir le débat à ce sujet, fait-elle part dans les colonnes des titres Sudpresse jeudi.

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"Tous les moyens pour lutter contre le sexisme et les discriminations doivent être envisagés", dit-elle. "L'écriture inclusive a un rôle à jouer dans les politiques d'égalité. Toutefois, son utilisation ne peut pas nuire à la compréhension de messages, surtout dans un contexte d'apprentissage", explique-t-elle. La ministre approuve le principe et l'objectif de l'écriture inclusive , mais note que "ces nouvelles pratiques linguistiques et propositions ne sont pas équivalentes, ni toujours cohérentes avec les principes de fonctionnement de la langue". "Le débat se concentre malheureusement trop sur l'emploi des doublets abrégés par des points médians ou des barres obliques", note Caroline Désir (PS) qui estime que le débat doit être plus riche. "L'écriture inclusive représente surtout l'emploi de techniques de rédaction non sexistes : par exemple, celle qui consiste à utiliser systématiquement les règles relatives à la féminisation des noms de métiers ou de fonctions ou, lorsqu'il s'agit de groupes mixtes, celle qui consiste à préférer des formulations épicènes lorsqu'elles sont disponibles (parler des "êtres humains" plutôt que "des hommes" ou "des membres d'un Conseil" plutôt que "des conseillers", NdlR). Ma préférence va très nettement à cette seconde option." Elle précise encore ne pas avoir reçu d'informations des écoles ou des pouvoirs organisateurs à propos de l'emploi de points médians, qui semblent être à l'origine des difficultés. (Belga)

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