Les députés francophones bruxellois demandent des actions renforcées contre le cyberharcèlement

Belga

Les députés francophones bruxellois ont adopté vendredi, à l'unanimité, une série de recommandations en faveur d'un panel d'actions renforcées et coordonnées de lutte contre le cyberharcèlement lié au genre.

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Cette démarche fait suite à une série d'auditions organisées par le Comité d'avis pour l'égalité des chances entre les hommes et les femmes de l'assemblée francophone bruxelloise, après un "Jeudi de l'hémicycle" consacré à cette question en novembre 2019. Les élus demandent aux ministres bruxellois francophones de participer avec les autres niveaux de pouvoir au soutien et au développement des outils pour tous les publics qui permettent de lutter contre les cyberviolences et de porter plainte; de renforcer les mécanismes de prévention de ces violences, notamment en généralisant l'Éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle dans l'ensemble des établissements scolaires et en l'adaptant à la dimension relative aux nouvelles technologies. Il leur demande aussi d'organiser des campagnes régulières et ponctuelles de prévention et de sensibilisation concernant les cyberviolences au sein des centres de planning familial et des maisons de santé mentale et d'inciter les autorités compétentes à faire de même dans les maisons de jeunesse et au sein des clubs sportifs. Autre souhait: organiser des campagnes régulières et ponctuelles de prévention et de sensibilisation concernant les cyberviolences au sein des établissements scolaires dépendants de la Commission communautaire française via, notamment, la diffusion des dispositifs d'aide dans les journaux de classe, l'affichage d'informations utiles ainsi que l'organisation d'ateliers en collaboration avec le milieu associatif. Il est encore question de mieux mobiliser les réseaux sociaux dans le cadre de ces campagnes par le biais de contenu sponsorisé selon les groupes cibles. Les députés bruxellois francophones jugent par ailleurs nécessaire de se doter de statistiques officielles concernant les cyberviolences et d'inciter tous les niveaux de pouvoirs à faire de même. À leurs yeux, il importe d'inciter et de participer à la création d'une plateforme francophone coupole sur les cyberviolences, à l'instar de cyberpesten.be; et d'associer le secteur associatif aux actions prises en la matière en pérennisant des subventions, quand c'est possible, et en multipliant les appels à projets. Il ne faut pas oublier non plus de soutenir et développer l'offre de services en santé mentale ambulatoire dans les centres de planning familial. Cette accessibilité, ainsi augmentée, est jugée essentielle pour traiter les impacts potentiels des cyberviolences sur la santé physique et mentale des victimes: honte, perte de l'estime de soi, sentiment de culpabilité, troubles alimentaires, etc.; L'efficacité des mesures passera également par une plus grande collaboration entre les différents niveaux de pouvoir quant au harcèlement sexiste en ligne, notamment via la mise en place d'une plateforme commune, dans le but d'obtenir une meilleure formation, information et coordination des acteurs de proximité: centres d'accueil, police, justice, psychologues, assistantes sociales et assistants sociaux, centres psycho-médico-sociaux (PMS), etc. (Belga)

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