Avion dérouté par le Bélarus - L'avion dérouté par le Bélarus a décollé de Minsk pour Vilnius

Belga

L'avion de ligne de Ryanair détourné par le Bélarus dimanche après-midi "a redécollé à l'instant de Minsk" à destination de la Lituanie, a annoncé sur Twitter la commissaire européenne en charge des Transports, Adina Valean, vers 19H15 HB.

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Elle n'a pas évoqué le sort du militant d'opposition Roman Protassevitch, arrêté après l'atterrissage forcé de l'appareil à Minsk. L'UE avait appelé le Bélarus à laisser repartir l'avion avec "tous ses passagers". "C'est une formidable nouvelle pour tout le monde, particulièrement pour les familles et amis des personnes à bord", a simplement indiqué la commissaire roumaine. L'avion de ligne, un Boeing 737, a été dérouté lors d'un vol entre Athènes et Vilnius, des capitales de deux pays de l'UE et membres de l'Otan. "C'est un incident sans précédent" et l'Union européenne "n'acceptera pas que les passagers de (ses) compagnies aériennes soient mis en danger", avait auparavant indiqué Mme Valean, assurant être en contact "avec les organisations internationales concernées". "C'est totalement inadmissible. Nous tenons le gouvernement du Bélarus pour responsable de la sécurité de tous les passagers et de l'appareil", avait réagi le chef de la diplomatie de l'UE, Josep Borrell. Dans des messages distincts, Josep Borrell, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Charles Michel avaient tous trois appelé Minsk à permettre à "tous les passagers" de poursuivre leur voyage. "Il faudra assumer toutes les conséquences de violations des règles internationales du transport aérien", a prévenu Mme von der Leyen, tandis que Charles Michel a réclamé une enquête de l'OACI (Organisation de l'aviation civile internationale). Les chef d'Etat et de gouvernement des 27 pays de l'UE sont réunis lundi et mardi à Bruxelles, pour un sommet où doivent être abordés une série de questions internationales et le dossier climatique. Josep Borrell avait annoncé le 10 mai que l'UE préparait de nouvelles sanctions contre le Bélarus et espère leur adoption "dans les prochaines semaines" - sanctions pour lesquelles l'unanimité des Etats membres est requise. L'UE a décidé fin février de prolonger jusqu'au 28 février 2022 les sanctions imposées au président du Bélarus Alexandre Loukachenko ainsi qu'aux membres de son régime impliqués dans la répression de la contestation de la présidentielle du 9 août 2020, jugée "truquée" par Bruxelles. Malgré les sanctions européennes et américaines visant Alexandre Loukachenko et de hauts responsables de son gouvernement, le président bélarusse, soutenu par Moscou, n'a donné aucun signe sérieux de compromis face au mouvement de contestation, renforçant au contraire la répression. (Belga)

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