"DéFI a les manettes pour aller au bout de sa logique" dans l'affaire des signes convictionnels à Bruxelles

Belga

Le président du MR Georges-Louis Bouchez, dont le parti n'est pas dans la majorité bruxelloise, a apporté dimanche sur le plateau de RTL-TVi ("L'invité" du 13H) son soutien à DéFI, dans l'affaire du jugement du tribunal de travail de Bruxelles à l'encontre de la Stib. La société de transport public a été condamnée pour discrimination à l'embauche à la suite de la plainte d'une femme voilée, et la question d'un éventuel appel de cette décision fait actuellement débat en Région bruxelloise (et au-delà).DéFI estime qu'il faut introduire un recours, et a déjà laissé entendre qu'il reconsidérerait sa participation au gouvernement Vervoort si on n'aboutit pas à cette décision. Si DéFI quitte l'équipe, le MR pourrait-il s'aligner pour le remplacer? "Nous n'allons pas remplacer DéFI pour permettre qu'il n'y ait pas d'appel de cette décision" de justice, affirme Georges-Louis Bouchez dimanche. "Je lance un appel à DéFI: qu'ils soient à l'aise. DéFI a toutes les manettes pour aller au bout de sa logique", a-t-il ajouté. L'affaire s'est mêlée ces derniers jours à celle de la nomination par la secrétaire d'État Sarah Schlitz (Ecolo) d'Ihsane Haouach, une femme voilée, en tant que commissaire du gouvernement auprès de l'Institut pour l'égalité entre les femmes et les hommes. Le MR a été le plus virulent à manifester son mécontentement, même s'il n'y a pas eu en kern (où le MR est représenté) de demande formelle de rejeter la nomination, selon les explications d'Alexander De Croo à la Chambre. "Nous avons déposé une proposition de loi (...). Le débat aura lieu et nous verrons comment il évolue", indique dimanche le président des libéraux francophones. Du côté des libéraux flamands, le vice-Premier Vincent Van Quickenborne (Open Vld) a estimé dimanche qu'être commissaire de gouvernement "est une fonction politique, par définition non neutre", à ne pas comparer avec ce que l'on attend des fonctionnaires fédéraux. Les exigences ont été ici respectées, a indiqué au micro de Eén (VRT) le ministre. La sortie de Georges-Louis Bouchez "a le style de quelqu'un de 33 ans", note-t-il. "Je n'ai aucun problème avec l'expression d'avis tranchés. Ce qui ne peut pas arriver, c'est que cela s'infiltre dans le gouvernement. Cela n'a pas eu lieu ici et j'ai confiance en mes collègues du MR", a ajouté Vincent Van Quickenborne. (Belga)

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