Pérou: l'autorité électorale reprend ses travaux, manifestations à Lima

Belga

Le Jury national des élections (JNE), l'autorité électorale chargée d'examiner les litiges au Pérou, a repris ses travaux samedi pour déterminer qui est le vainqueur de la présidentielle, tandis que les partisans des deux candidats manifestaient à Lima pour revendiquer la victoire.

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Le juge Victor Raul Rodriguez a rejoint le JNE samedi, après avoir prêté serment, mettant fin à l'impasse causée par la démission il y a trois jours d'un de ses membres, qui empêchait de progresser dans le lent processus visant à régler les contestations liées à ce scrutin. Le Pérou ne sait toujours pas qui sera son nouveau président après l'élection contestée du 6 juin. Le comptage final des suffrages donne une avance de 44.000 voix au candidat de gauche Pedro Castillo sur sa rivale de droite, Keiko Fujimori. Les partisans des deux candidats ont manifesté samedi à Lima, sous forte présence policière et sans incident. "Castillo sur le fauteuil, Fujimori en prison!" ont scandé les partisans du candidat de la gauche. "Nous les Péruviens, nous voulons de nouvelles élections!" ont pour leur part crié les partisans de Mme Fujimori. Dans ce contexte tendu, le chef du Bureau national des processus électoraux (ONPE), l'institution en charge d'organiser les élections, Piero Corvetto, a affirmé samedi avoir été victime d'une "agression physique". "J'ai le regret de vous informer qu'il y a quelques minutes, j'ai été agressé physiquement et verbalement" dans un club sportif de Lima, a tweeté M. Corvetto en joignant deux photos de celui qu'il présente comme son agresseur, un homme aux cheveux blancs portant un masque sanitaire. Le chef de l'ONPE n'a fourni aucun détail sur la nature de l'agression qu'il dit avoir subie. Pendant ce temps, le JNE a retrouvé le quorum pour pouvoir se réunir, mais aucun délai n'a été fixé pour l'annonce du nom du nouveau président. Keiko Fujimori, qui en cas de défaite pourrait être incarcérée pour blanchiment d'argent, ne cesse de dénoncer des "fraudes" alors que les Etats-Unis ont qualifié la présidentielle de "libre" et "équitable". La mission d'observation électorale de l'Organisation des Etats américains (OEA), qui a jugé le scrutin "positif" et sans "graves irrégularités", a déclaré dans un communiqué "prendre note de l'insolite démission du magistrat Luis Arce (...) dans un moment si délicat du processus électoral". La mission a souligné qu'elle poursuivrait l'observation du processus électoral péruvien jusqu'à la proclamation d'un vainqueur par le JNE. (Belga)

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