Après sept mois à la Maison-Blanche, un premier ambassadeur de Biden confirmé

Belga

Le Sénat américain a confirmé mercredi la nomination du premier ambassadeur de Joe Biden auprès d'une capitale étrangère, le président démocrate restant privé de la plupart de ses émissaires presque sept mois après son arrivée à la Maison-Blanche à cause, essentiellement, du blocage d'un sénateur républicain.

Après sept mois à la Maison-Blanche, un premier ambassadeur de Biden confirmé

Au cours d'une séance marathon de votes dans la nuit, les sénateurs ont approuvé à l'unanimité la confirmation de Ken Salazar, 66 ans, au poste d'ambassadeur américain au Mexique. Sa confirmation est une rare exception à l'impasse provoquée jusqu'ici par Ted Cruz, ex-candidat conservateur à la présidentielle et farouche critique du président. Le sénateur a employé de nombreuses stratégies parlementaires pour bloquer jusqu'ici les confirmations de candidats désignés par la diplomatie américaine sous l'administration Biden. Rien que dans la nuit de mardi à mercredi, il s'est opposé à plus de 20 propositions de confirmations à l'unanimité, sauf à celle de M. Salazar, un ex-sénateur connu pour ses bonnes relations au Congrès. Ted Cruz agit ainsi pour protester contre la décision du président démocrate, au printemps, de renoncer à imposer des sanctions pour la construction du gazoduc controversé Nord Stream 2 reliant la Russie à l'Allemagne. Les Etats-Unis comme plusieurs pays européens sont fortement opposés à ce projet, déjà quasiment achevé, car il passe par la mer Baltique et non plus par l'Ukraine. Cela menace de priver Kiev d'une partie des revenus perçus sur le transit du gaz, essentiels pour le pays, mais aussi d'un moyen de pression sur Moscou contre une éventuelle agression russe dans la région. Joe Biden partage ces inquiétudes mais a estimé au printemps qu'il était trop tard pour imposer des sanctions et qu'il valait mieux miser sur la coopération avec l'Allemagne -- favorable, elle, à Nord Stream 2. Ted Cruz l'accuse d'avoir fait ainsi un "cadeau" à Vladimir Poutine. Début août, le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken avait déploré que plus de 65 candidats nommés par son département d'Etat attendaient encore leur confirmation à des "postes essentiels pour la sécurité nationale". Il avait alors espéré que la plupart seraient confirmés avant le départ du Sénat en vacances parlementaires, mais la séance a finalement été ajournée mercredi jusqu'au 13 septembre. La chambre haute a le pouvoir d'approuver ou de rejeter la plupart des nominations présidentielles. Elle a approuvé la formation du cabinet de Joe Biden, y compris de son ambassadrice auprès de l'ONU Linda Thomas-Greenfield dès février. (Belga)

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