Au moins 20 morts dans l'explosion d'un camion-citerne au Liban

Belga

Au moins 20 personnes ont été tuées dans l'explosion d'un camion-citerne dans la région d'Akkar, au nord du Liban, a annoncé dimanche la Croix-Rouge libanaise."Nos équipes ont évacué 20 cadavres et plus de 7 blessés depuis le lieu de l'explosion d'un camion-citerne à Akkar vers les hôpitaux de la région", a tweeté la Croix-Rouge. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux, non vérifiées par l'AFP, montraient un incendie faisant rage sur le site de la déflagration. Aucun détail n'a filtré dans l'immédiat sur l'origine de cette explosion qui s'est produite dans la région d'Akkar, au nord du pays, selon la Croix-Rouge libanaise. "Nos équipes ont évacué 20 cadavres et plus de 7 blessés depuis le lieu de l'explosion d'un camion-citerne à Akkar vers les hôpitaux de la région", a-t-elle indiqué sur Twitter. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux, non vérifiées par l'AFP, montraient un incendie faisant rage sur le site. On ignore si cette déflagration est liée à l'aggravation de la pénurie de carburants au Liban, qui affecte l'approvisionnement en biens de première nécessité. Le Liban, confronté à une très grave crise économique, fait face depuis des mois à des pénuries de carburant qui affectent l'approvisionnement en biens de première nécessité. Des manifestants en colère ont bloqué jeudi plusieurs routes dans le pays, au lendemain d'une décision de la Banque du Liban s'apparentant à une levée des subventions sur les carburants. Plusieurs établissements ont dû fermer leurs portes, faute de diesel pour alimenter les générateurs privés, tandis que les pannes de courant culminent à plus de 22 heures par jour. Le American University of Beirut Medical Centre (AUBMC), un des principaux hôpitaux privés du pays, a prévenu samedi d'un "désastre imminent", se disant contraint de cesser ses activités dans les 48 heures s'il n'obtient pas de carburant. "Quarante malades adultes et 15 enfants, sous respirateurs, mourront dans l'immédiat", s'alarme le AUBMC dans un communiqué. "180 personnes souffrant d'insuffisance rénale mourront intoxiquées après quelques jours (...) Plusieurs centaines de malades de cancer, adultes et enfants, décèderont dans les semaines qui viennent." Critiqué par plusieurs ténors politiques pour la levée des subventions, Riad Salamé s'est défendu samedi: "Tous (...) étaient au courant de la décision. Qu'ils aillent au Parlement et qu'ils votent la loi au lieu de jouer la comédie", a-t-il répliqué. Des queues interminables se sont formées samedi devant des stations d'essence tandis que des camions de distribution de carburant étaient pris d'assaut par des citoyens en colère, selon des médias locaux. Certaines stations-service ont fermé pour conserver du stock de carburant en attendant une nouvelle hausse des prix. Selon des correspondants de l'AFP, des soldats déployés en masse aux stations d'essence ont imposé en début d'après-midi l'ouverture de plusieurs d'entre elles au nord de Beyrouth et ailleurs. L'armée a dit avoir saisi plus de 78.000 litres d'essence stockés dans deux stations-service ainsi que 57.000 litres de diesel dans une troisième dans l'est du pays. (Belga)

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