Intempéries - Il faudra décider le niveau de protection que l'on veut et y mettre les moyens

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La Belgique devra déterminer le niveau de protection qu'elle souhaite à l'avenir face à des événements comme les inondations qui l'ont frappée à la mi-juillet et ensuite y affecter les moyens nécessaires, a expliqué mercredi la ministre de l'Intérieur, Annelies Verlinden, en commission de la Chambre.Les intempéries qui ont frappé le pays, en particulier certaines régions de Wallonie, étaient exceptionnelles et ont parfois atteint des niveaux attendus tous les 200 ans. Les changements climatiques pourraient toutefois entraîner une multiplication de tels événements. "Il est important de définir le niveau de protection que l'on demande à nos services de secours, contre quelle crise on veut se protéger. Les experts climatiques nous le disent: ce ne sera peut-être plus aussi exceptionnel dans les années qui viennent", a déclaré la ministre. Devant les députés, la ministre a retracé la chronologie des événements du point de vue fédéral. Plusieurs réunions entre le centre fédéral de crise et les gouverneurs de province ont eu lieu avant que la phase fédérale ne soit déclenchée, le 15 juillet à 14h30. Le jour même, dans la matinée, deux réunions ont eu lieu au cours desquelles les gouverneurs préféraient en rester à une phase provinciale afin de coordonner les secours au plus près de la situation locale. Face aux prévisions météorologiques qui ne laissaient pas présager d'amélioration avant le lendemain, l'étendue du territoire touché et le nombre de personnes concernées, la phase fédérale a finalement été déclenchée en concertation avec les gouverneurs. Dès le 14 juillet, des mesures fédérales avaient néanmoins déjà été prises, notamment l'activation du hub logistique national afin de pourvoir les besoins en bateaux et en hélicoptères. Un travail d'évaluation associant un partenaire privé va commencer. La ministre a toutefois posé quelques questions, notamment celle de l'évacuation. Contrairement à d'autres pays, la Belgique est rarement confrontée à des catastrophes naturelles et les gens sont réticents à abandonner leur maison. Ne faudrait-il pas rendre les décisions d'évacuation contraignantes? a demandé la ministre. Autre interrogation: face au rôle crucial qu'elles doivent jouer, les cellules provinciales de crise ont-elles suffisamment de moyens? (Belga)

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