Pollution à Zwijndrecht : Greenpeace soutient l'initiative de la ministre Demir mais veut plus

Belga

Les organisations environnementales Greenpeace et Bond Beter Leefmilieu (BBL) soutiennent l'initiative de la ministre flamande de l'Environnement Zuhal Demir de mettre en demeure l'entreprise chimique 3M et ses administrateurs pour leur gestion de la pollution au PFOS à Zwijndrecht, près du port d'Anvers. Elles estiment cependant que cela ne suffit pas. "Les problèmes de la politique environnementale flamande, qui ont rendu ce dossier si douloureusement parlant, méritent également une approche résolue", déclarent-ils dans un communiqué commun.

Pollution à Zwijndrecht : Greenpeace soutient l'initiative de la ministre Demir mais veut plus

"Après ses réponses mitigées en commission parlementaire PFAS, il est clair que l'entreprise polluante 3M ne fournira des informations et ne paiera les frais que si elle y est légalement contrainte", affirment les deux organisations. Selon Greenpeace et BBL, la procédure juridique ne devrait pas constituer une excuse pour que le gouvernement flamand ne prenne aucune mesure entre-temps. "La création d'une décharge illégale sur les sites de 3M et le transport de boues fortement polluées vers les Pays-Bas doivent être arrêtés pour empêcher une nouvelle propagation de la pollution", exigent-elles encore. Les organisations s'attendent également à ce que les travaux de creusement de l'Oosterweel soient arrêtés et que "les permis délivrés pour 3M soient ajustés d'urgence selon les normes les plus strictes en matière de décharge". Greenpeace et BBL affirment qu'on n'aurait jamais dû en arriver là. "Il faut enquêter davantage sur qui porte quelle responsabilité dans ce dossier et où le gouvernement flamand a échoué. Non seulement le permis environnemental a été délivré à 3M sans établir de rapport d'incidence environnementale, mais le gouvernement flamand a également omis d'informer la population et l'entreprise était insuffisamment surveillée et suivie. En raison du manque de personnel et de ressources, l'application de la loi était difficilement possible." Les organisations souhaitent que le gouvernement flamand fournisse également texte et explications à la commission d'enquête PFAS. "La principale question est: pourquoi aucune mesure n'a-t-elle été prise plus tôt" ? (Belga)

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