Cocof: 2022 sera encore en partie focalisée sur les mesures face à la crise

Belga

Une partie des politiques que le collège de la Commission communautaire française de Bruxelles (Cocof) entend mener au cours des prochains mois vise à répondre à très court terme aux conséquences de l'épidémie sur les citoyens, a affirmé vendredi la ministre-présidente, Barbara Trachte (Ecolo).

Cocof: 2022 sera encore en partie focalisée sur les mesures face à la crise

Comme les autres entités du pays auparavant, cette institution en charge d'une série de matières liées au quotidien d'un bon million d'habitants de la capitale (social, santé préventive, formation, culture, etc.) faisait vendredi sa rentrée officielle à travers la lecture d'une déclaration de politique générale pour les mois à venir. "Les conséquences de l'épidémie sur les citoyens et surtout sur les plus fragiles ne sont pas prêtes de s'estomper. Une partie des politiques que le Collège entend mener au cours de l'année à venir entend y répondre à très court terme. Une autre partie de ces politiques entend se projeter vers l'avenir, avec comme ligne de force principale, celle de l'émancipation des Bruxelloises et des Bruxellois, quel que soit leur âge, leur genre, leur nationalité, leur langue, leur état de santé ou leur statut? Notre priorité, surtout en ces temps de crise, c'est le soutien aux publics fragilisés", a dit d'emblée Barbara Trachte. Sans entrer dans le détail des chiffres budgétaires en jeu, à quelques jours des débats qui vont s'ouvrir à ce sujet, la ministre-présidente a notamment annoncé que le renforcement des centres d'action sociale globale fortement engagés dans la crise serait pérennisée. Idem pour celui de la mobilité des soins de santé mentale vers les personnes en difficulté et pour le contingent d'heures d'aide à domicile dont l'augmentation de 5%. Par ailleurs, deux nouvelles maisons médicales s'ajouteront aux six supplémentaires ouvertes en 2021. Il y aura aussi un renforcement substantiel de l'accueil et de l'accompagnement des primo-arrivants pour garantir l'entrée en vigueur du parcours obligatoire ainsi qu'un élargissement du public qui y a accès. Le soutien à la généralisation de l'éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (EVRAS) dans les écoles continuera son chemin en 2022, a encore dit la ministre-présidente, soulignant que les témoignages récents d'agressions sexuelles de femmes depuis des débits de boissons confirmaient l'urgence de la prévention dès le plus jeune âge. L'opposition MR, PTB et cdH a réservé la plupart de ses cartouches pour le débat budgétaire. Pour le MR, Gaëtan Van Goidsenhoven a déploré la quasi-absence de la Cocof dans la communication sur les mesures prises dans le cadre de la lutte contre la pandémie. Pour lui, certaines compétences devraient être davantage mobilisées. Plus largement, le chef du groupe libéral a estimé que la déclaration de Barbara Trachte ne contenait quasi aucune nouveauté. Elisa Groppi (PTB) a déploré qu'il soit plus question de bonnes intentions, de plan pluriannuel ou d'études stratégiques que de moyens financiers et d'actions concrètes. Pour elle, la déclaration de rentrée ne reflète pas l'urgence des besoins observée sur le terrain social. Christophe De Beukelaer (cdH) a pour sa part jugé que la majorité se limitait aux mesures d'urgence, et non au travail sur le long terme. Or la Cocof n'est pas correctement financée pour assurer une base saine de travail dans le social et la santé. C'est l'institution dans sa configuration actuelle qu'il faut mettre en cause, a-t-il dit. (Belga)

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