Willy Borsus précise la portée de sa récente décision sur le projet dit du Val de Thines

Belga

Le ministre wallon de l'Aménagement du territoire, Willy Borsus, a précisé lundi la portée d'une décision qu'il a rendue le 22 octobre dernier à propos de la première phase du projet immobilier dit du Val de Thines, à Nivelles.Le conseil communal du mois de mai 2021 avait refusé d'autoriser la création des nouvelles voiries sur cette première phase du projet, qui concerne la création de 263 appartements répartis en neuf immeubles sur l'ancien site industriel Arjo Wiggins. Saisi en recours par le promoteur, Willy Borsus a autorisé la création des voiries, mais il indique qu'il s'agit bien d'une décision sur le principe, et non sur le projet futur. Dans un communiqué, le ministre explique s'être prononcé sur le principe des modifications, suppressions et créations de voiries communales, comme le prévoit le décret Voiries du 6 février 2014, mais par sur l'aménagement de ces voiries. "Le permis relatif au plan de délimitation approuvé par le ministre ne constitue qu'une étape spécifique de la procédure visant à verser la voirie dans le domaine communal et ne présage en rien de décisions ultérieures. Les étapes suivantes (bornage et plan de bornage) devront être soumises à l'approbation du conseil communal. Par ailleurs, le projet lui-même, pour ce qui concerne le volet relevant de la police administrative de l'urbanisme et de celle de l'environnement, nécessitera un permis unique", indique le communiqué de Willy Borsus. La décision régionale d'autoriser les voiries de la phase 1 du gros projet immobilier du Val de Thines a provoqué la polémique à Nivelles. Le promoteur avait évoqué une décision de bon sens en fustigeant les "atermoiements" du collège communal dans cet important dossier de reconversion d'une friche industrielle, alors que le bourgmestre MR Pierre Huart s'était de son côté dit "déçu" de la remise en question de la décision du conseil communal. Le partenaire du MR dans la majorité nivelloise, Ecolo, avait quant à lui fait savoir qu'il était "très fâché", réclamant que soit introduit un recours au Conseil d'État contre l'arrêté ministériel. (Belga)

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