Michel Den Hondt et Damien Nagy auraient frappé la victime à cinquante reprises

Belga

La cour d'assises de Liège a entamé mardi matin le procès de Michel Den Hondt et Damien Nagy-Bonnecaze-Laborde, accusés d'avoir commis un meurtre pour faciliter le vol. Émile Beauvin, un Liégeois âgé de 59 ans souffrant de déficience mentale, avait été tué après le vol de sa voiture. L'acte d'accusation pointe une agression lors de laquelle la victime a été frappée à une cinquantaine de reprises.

Michel Den Hondt et Damien Nagy auraient frappé la victime à cinquante reprises

Michel Den Hondt, un Liégeois âgé de 48 ans, et Damien Nagy-Bonnecaze-Laborde, un Aubelois âgé de 31 ans, sont accusés d'avoir causé la mort d'Émile Beauvin. Ce dernier s'était fait voler sa voiture et divers objets le matin du 4 mai 2018. Son corps avait été retrouvé abandonné en pleine campagne à Bierset. Ce jour-là, Michel Den Hondt avait fixé un rendez-vous à la victime. Selon les éléments de l'enquête, le quadragénaire l'a agressée pour lui voler sa voiture avant de la transporter, vivante, dans le véhicule. Il a ensuite fait appel à Damien Nagy pour faire disparaître Émile Beauvin. Les deux accusés s'étaient ainsi rendus dans un endroit désert et isolé de Bierset pour y abandonner Émile Beauvin, alors encore en vie. L'homme aurait encore reçu des derniers coups de la part des deux accusés avant d'être abandonné sous des branchages et des détritus. Michel Den Hondt est également accusé d'avoir tenté d'égorger la victime. Émile Beauvin est décédé après avoir reçu une multitude de coups au visage et au crâne, dont des coups de marteau. Selon l'acte d'accusation, son corps présentait une cinquantaine de lésions au total. Quatre de ces lésions ont été réalisées à l'aide d'un objet "à bords nets". À l'issue de la lecture de l'acte d'accusation, les avocats de la défense ont été invités à présenter leur acte de défense. La défense de Michel Den Hondt n'a pas annoncé sa ligne de défense, indiquant que le Liégeois "le fera lorsqu'il sera interrogé", a précisé Me Renaud Molders-Pierre. De son côté, Me Mathieu Simonis, qui représente Damien Nagy, a précisé que son client ne présentait aucun antécédent judiciaire. Il a évoqué des zones d'ombre qui existeraient dans le dossier et la nécessité de cerner le rôle de chaque accusé. "Il faudra déterminer si Damien Nagy a posé des actes qui ont causé la mort de la victime. Et, puisqu'il apparaît qu'il est entré dans cette galère et qu'il s'est rendu à l'endroit où la victime a été abandonnée, déterminer si cette issue était prévisible ou prévue dès le départ", a indiqué l'avocat. L'audition des accusés débutera à 13h30. (Belga)

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