La Grèce alourdit les peines pour la désinformation et les incendies criminels

Belga

Le parlement grec a approuvé jeudi des articles de loi prévoyant des peines plus lourdes pour les crimes sexuels, les incendies criminels et la désinformation, ce dernier point ayant suscité les craintes de l'opposition et du principal syndicat de journalistes du pays concernant la liberté d'expression.La loi a été approuvée par la majorité soutenant le gouvernement conservateur au parlement. Le syndicat des journalistes de la presse quotidienne d'Athènes Esiea avait auparavant appelé le gouvernement à retirer un nouvel article de loi pénalisant la diffusion de fausses informations "susceptibles de susciter de l'inquiétude ou de la crainte chez le public". Selon le syndicat, la loi, qui prévoit des peines de prison d'au moins trois mois, est trop vague et risque de limiter la liberté d'expression. Le ministre de la Justice Costas Tsiaras a défendu cet article de loi en soulignant que la Grèce devait "s'adapter aux réalités" du monde d'aujourd'hui. La désinformation est ainsi actuellement responsable de la défiance des milliers de Grecs qui refusent de se faire vacciner contre le Covid-19. "Qui va assumer la responsabilité" de la mort des personnes décédées du Covid-19 "parce que quelqu'un les a persuadées de ne pas se faire vacciner ?", a-t-il lancé. La nouvelle loi alourdit également les peines de prison prévues pour les auteurs d'incendies criminels. La Grèce a été affectée en été 2021 par les plus graves incendies qu'elle ait connus depuis plus de dix ans. (Belga)

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