Quatre militaires visés par les perquisitions du 3 novembre, un retrait d'habilitation

Belga

Les onze perquisitions menées au début du mois dans trois quartiers militaires et huit domiciles privés de militaires ciblaient quatre militaires dans le cadré d'une enquête sur des milieux suspectés d'être liés à l'extrémisme de droite, a indiqué mercredi la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder.

Quatre militaires visés par les perquisitions du 3 novembre, un retrait d'habilitation

Ils étaient "soupçonnés d'avoir de la sympathie pour l'extrême droite", a-t-elle affirmé en commission de la défense nationale de la Chambre en citant le Service général du Renseignement et de la Sécurité (SGRS) du département. "Un seul militaire" parmi les quatre ayant fait l'objet d'une perquisition disposait d'une habilitation de sécurité, qui lui a été retirée "par mesure conservatoire", a-t-elle ajouté en présentant, après quelques palabres sur la procédure, sa note de politique générale. Ces perquisitions, menées le 3 novembre par la police judiciaire fédérale de Charleroi, s'étaient déroulées au sein de trois casernes de l'armée - la base aérienne de Florennes et deux quartiers situés à Saint-Trond (le campus de l'École royale des Sous-Officiers (ERSO) à Saffraanberg) et Heverlee - et au sein de huit domiciles privés. Elles n'étaient pas directement liées à l'affaire Jurgen Conings - du nom de ce caporal-chef aux idées d'extrême-droite, membre un temps du Vlaams Belang, qui avait disparu le 17 mai après avoir volé des armes à la caserne de Bourg-Léopold (Limbourg). Il avait finalement été retrouvé mort le 20 juin dans un bois de Dilsen-Stokkem et son décès a été imputé à un suicide. "Il n'y a pas de place à la Défense pour les extrémistes, les racistes et les sexistes. Je continuerai à mener une politique de tolérance zéro contre toute banalisation d'extrémisme", a prévenu la ministre devant les députés. (Belga)

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