Antilles françaises: la contestation continue en attendant des consultations

Belga

Après de nouvelles violences dans la nuit, le mouvement de contestation se poursuivait jeudi dans les Antilles, en attendant l'issue d'une rencontre des syndicats martiniquais avec les autorités, et d'une visioconférence du ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu avec des élus de Guadeloupe.La préfecture de Guadeloupe a annoncé que le GIGN avait contribué à mettre en échec une attaque contre la brigade de gendarmerie de Morne-A-l'Eau, au centre de la Grande Terre. "Dix interpellations ont eu lieu sur l'ensemble du département", a-t-elle indiqué. En Martinique, des membres des forces de l'ordre ont été blessés à Fort-de-France, a indiqué la Sécurité publique, sans donner plus de détails, tandis qu'un gendarme a été légèrement blessé. Sept personnes ont été interpellées. Le blocage de certains axes perdurait sur les deux îles, secouées depuis plusieurs jours par une contestation du vaccin anti-covid obligatoire pour les soignants et les pompiers, mêlée de revendications sociales, liées au coût de la vie et à la hausse du prix des carburants. Les autorités locales comme nationales tentent d'ouvrir la porte au dialogue avec les syndicats et les élus sur les deux îles. Les leaders des 17 organisations syndicales, le préfet et le président du conseil exécutif de la Collectivité territoriale de Martinique, Serge Letchimy, participaient jeudi à une réunion de conciliation à la préfecture. Par ailleurs, le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu organisait une visioconférence avec les maires de Guadeloupe en présence du préfet, et des membres des cabinets du ministre de l'Intérieur et du ministre des Solidarités et de la Santé, afin de "faire un point sur la situation en Guadeloupe sur les plans sanitaire, sécuritaire et social", selon le ministère. Une réunion similaire sera organisée, vendredi à 15h00 avec le président du Conseil Régional, le président du Conseil Départemental et les parlementaires du territoire. Le ministre français de la Santé Olivier Véran a également "décidé de mettre en place une structure qui va permettre de trouver une solution à chacune des 1.400 personnes suspendues parce qu'elles ne sont pas en conformité avec cette obligation vaccinale", a expliqué Sébastien Lecornu. (Belga)

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