Coronavirus - Dans son message de Noël, Johnson exhorte les Britanniques à se faire vacciner

Belga

"Première" dose, "deuxième" ou rappel, le Premier ministre britannique Boris Johnson exhorte dans son message de Noël les Britanniques à se faire vacciner contre le coronavirus en guise de cadeau "merveilleux" au Royaume-Uni."Après deux ans de pandémie, je ne peux pas dire que nous en sommes sortis", déclare Boris Johnson dans son allocution qui sera diffusée vendredi, alors que le variant Omicron entraîne une montée ne flèche des nouveaux cas, qui battent des records et ont franchi deux jours consécutifs le seuil des 100.000. Contrairement à l'année dernière, où, alors que la campagne de vaccination débutait à peine, des restrictions avaient été imposées juste avant Noël en raison de l'apparition du variant Alpha plus contagieux, Boris Johnson n'entend pas pour l'heure faire de même cette année. "Pour des millions de familles à travers les pays, j'espère et je crois que ce Noël est, et sera, significativement meilleur que le dernier", souligne le chef du gouvernement, alors que nombre de Britanniques positifs au Covid-19 devront, s'ils respectent les règles, rester isolés. "Si cette année vous avez besoin d'une dinde plus grosse, qu'il y a plus de choux à éplucher et plus de vaisselle à faire, c'est tant mieux, car ces rituels ont une grande importance", ajoute-t-il, "et si cette année la pile de papier froissé est plus haute c'est précisément (...) que nous nous sommes offerts mutuellement un cadeau invisible et inestimable", se faire vacciner. Non seulement pour soi, mais "pour ses amis, sa famille, et tous ceux qui nous rencontrons", poursuit-il, citant dans une rare allusion religieuse pour le dirigeant conservateur, l'enseignement de Jésus Christ. Si en théorie le temps manque pour acheter des cadeaux, "il y a toujours quelque chose de merveilleux que vous pouvez donner à votre famille et au pays tout entier... c'est de se faire vacciner, que ce soit votre premier, votre deuxième ou votre rappel", ajoute-t-il. Boris Johnson termine l'année éprouvé politiquement, entre affaires, sondages défavorables, rébellion dans sa majorité au sujet de l'introduction des passeports vaccinaux et perte d'un bastion électoral. L'année dernière, il avait offert tout sourire aux Britanniques l'accord commercial et de coopération post-Brexit conclu in extremis le 24 décembre avec l'Union européenne après des mois de négociations. Un an plus tard, de difficiles discussions sont toujours en cours avec les 27 au sujet des dispositions douanières en Irlande du Nord et au sujet des licences de pêche des bateaux européens, en particulier français. (Belga)

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