Wall Street termine en légère baisse une séance volatile

Belga

La Bourse de New York a conclu en légère baisse jeudi une séance volatile au lendemain d'un compte-rendu de la Fed, plus ferme sur l'inflation, qui a fait grimper les taux et décrocher les valeurs de la tech la veille.Selon des résultats définitifs à Wall Street, l'indice Dow Jones a lâché 0,47% à 36.236,34 points. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, n'a cédé que 0,13% à 15.080,87 points, après un plongeon de 3,34% la veille. Le S&P 500 a abandonné 0,10% à 4.696,06 points. Les taux sur les bons du Trésor américains à 10 ans ont grimpé jusqu'à 1,75%, un plus haut depuis le début de la pandémie, pour s'établir vers 21H00 GMT à 1,72% contre 1,70% la veille. "Les investisseurs ont réajusté leurs portefeuilles face à une nouvelle ère de l'argent +pas facile+ alors qu'on sort d'une ère de l'argent facile", a résumé Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities pour expliquer l'humeur des investisseurs. La publication des minutes de la dernière réunion du comité de politique monétaire de la Fed avait sévèrement plombé le marché mercredi. Ses membres ont indiqué, dans un langage sans équivoque, qu'ils envisageaient désormais de relever plus tôt et plus souvent que prévu le taux directeur de l'institution. En outre, il est désormais question d'entamer la réduction du bilan de la Fed dès après la première hausse de taux. Cela signifie que la Fed va diminuer le stock de titres qu'elle conserve à son bilan, ce qui pourrait être vu comme un autre tour de vis monétaire par les marchés. Pour Gregori Volokhine de Meeschaert Financial Services, "la hausse des taux était déjà largement intégrée par les marchés". "Ce qui ne l'était pas encore dans l'esprit des investisseurs, c'est la réduction du bilan de la Fed, or cela correspond à un petit resserrement monétaire de plus", a-t-il indiqué. La rotation des choix des investisseurs en défaveur des valeurs technologiques s'est calmée jeudi mais certains grands noms ont continué de souffrir comme Tesla (-2,15% à 1.064,70 dollars), Netflix (-2,51%) ou Apple (-1,67%). "Alors que le réflexe face au resserrement monétaire est de vendre la technologie, il y a aussi le réflexe qui perdure de racheter assez rapidement les baisses du marché", a souligné Gregori Volokhine. "C'est un peu rassurant", a ajouté l'analyste. Facebook (Meta) a pris 2,56% et Alphabet s'est stabilisé (-0,07%). Sur le plan des données économiques jeudi, les inscriptions hebdomadaires au chômage sont reparties à la hausse aux États-Unis au cours de la dernière semaine de 2021 (207.000 demandes), mais restent faibles alors que les employeurs font face à une pénurie de main d'oeuvre. Témoin d'une forte demande de l'économie américaine, le déficit commercial des États-Unis s'est creusé bien plus que prévu en novembre sous l'effet d'importations de biens records, a indiqué le ministère du commerce. Le déficit des échanges de biens et services avec le reste du monde s'est élevé à 80,2 milliards de dollars, soit une hausse de 19,4% par rapport au mois précédent. Une petite moitié des secteurs du S&P 500 sont restés en territoire positif comme l'énergie (+2,29%)dans le sillage d'un bond des prix du brut. Les valeurs bancaires ont aussi profité des perspectives de hausses de taux, plus rémunératrices pour les institutions financières (+1,55%). Les secteurs des matériaux (-1,24%), de la santé (-1,21%) et des technologies de l'information (-0,48%) sont restés dans le rouge. (Belga)

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