Appel à légiférer pour un dédommagement en cas de rendez-vous médicaux non respectés

Belga

Près de 90% des professionnels de la santé indépendants - qu'ils soient médecins, kinésithérapeutes, psychologues ou dentistes - appellent les autorités à légiférer sur le "no-show" en consultation médicale alors que le nombre de patients et patientes qui ne se présentent pas à un rendez-vous sans l'avoir annulé au préalable est en augmentation, rapporte jeudi le Syndicat neutre pour Indépendants (SNI).

Appel à légiférer pour un dédommagement en cas de rendez-vous médicaux non respectés

Ils sont ainsi 87% à demander aux autorités d'introduire dans la loi un dédommagement. "Il pourrait s'agir d'un montant équivalent à une partie ou à la totalité des honoraires ou d'un montant forfaitaire. Cela permettrait ainsi à tous de s'appuyer sur une législation claire et univoque pour l'ensemble des professions médicales et paramédicales", explique le SNI. Pour trois quarts des professionnels de la santé concernés par des rendez-vous non respectés, le préjudice s'élève à environ 250 euros par semaine, voire 500 euros pour deux indépendants sur 10. "Pourtant, 41% des indépendants touchés ne demandent jamais de compensation parce qu'ils jugent que le patient ne paierait de toute façon pas ou que la législation est trop floue", souligne le SNI. Même si le phénomène reste encore minoritaire (moins d'un cas sur cinq), le nombre de personnes qui ne se présentent pas à un rendez-vous sans l'avoir décommandé en temps utile, est en hausse, selon une enquête du SNI, menée en collaboration avec l'association interprofessionnelle Unplib et ses fédérations affiliées, auprès de 453 titulaires de professions libérales médicales. (Belga)

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