Traite des êtres humains sur un chantier d'Anvers - Cinquième jour de manifestation d'ouvriers de Borealis à Anvers

Belga

Des ouvriers de nationalités turque et bengali de l'entreprise chimique Borealis, victimes présumées de traite des êtres humains, manifestaient vendredi pour le cinquième jour d'affilée à Anvers. Le gouvernement doit se pencher sur leur situation vendredi."Les ouvriers ont manifesté toute la semaine", confirme leur avocat Jan Buelens. "Aujourd'hui, ils recommencent, cette fois dans les tenues jaunes fluorescentes qu'ils doivent porter pour la société italienne Irem" qui employait de la main-d'oeuvre sur le site de l'entreprise chimique Borealis, dans le port d'Anvers. D'après M. Buelens, un certain nombre de travailleurs dont l'histoire a été relayée par les médias ont été aidés. Mais d'autres sont laissés pour compte et n'ont même pas perçu l'entièreté de leur salaire. "Deux mois après leur découverte, aucun soutien n'a été apporté à 119 des 174 victimes. Seules 55 d'entre elles ont déjà été aidées", précisait plus tôt Me Buelens. Les manifestants ont fait part de leur crainte d'être renvoyés chez eux alors que des sous-traitants tels qu'Irem entretiennent des liens étroits avec leur gouvernement. Cela signerait "leur propre arrêt de mort", s'alarme M. Buelens. (Belga)

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