Un consortium inter-universitaire dirigé par les universités d'Anvers et de Liège lance une étude pour déterminer la prévalence (le nombre de cas) du Covid-19 parmi les médecins généralistes. Son objectif: mieux comprendre la propagation du virus dans la profession et mesurer combien de temps les anticorps restent présents chez les personnes contaminées. Pour ce faire, 4.000 médecins généralistes volontaires sont recherchés, précise lundi la revue spécialisée Medi-Sphere.L'étude Charming (pour "Coronavirus HuisARtsenpraktijk - MédecINe Générale") constitue, à la demande de l'Institut de Santé publique Sciensano, l'extension d'une première recherche inter-universitaire flamande pilotée par l'Université d'Anvers. Depuis juin, un test rapide repérant la présence d'anticorps contre le SARS-CoV-2 est effectué parmi les médecins généralistes flamands. "Les premières analyses montrent qu'ils ne sont pas moins touchés que les prestataires exerçant en milieu hospitalier", indique cette première étude. Côté francophone, le département de médecine générale de l'ULiège et le Collège de médecine générale ont rejoint Charming pour la suite des recherches. Hommes et femmes de tous âges, exerçant en solo, duo ou en groupe, avec ou sans collaborateurs... Au total, le consortium inter-universitaire compte sur la participation de 5.000 professionnels (4.000 médecins généralistes et 1.000 prestataires de soins primaires collaborant avec un médecin participant). Les professionnels désireux de participer peuvent se manifester via un formulaire d'inscription. Les participants sélectionnés pour composer un échantillon représentatif recevront un test sérologique rapide. Chaque mois pendant les six premiers mois, puis au 9e et 12e mois de l'étude, les volontaires devront prélever une goutte de leur sang pour un résultat connu dans les 10 minutes. Ce résultat devra ensuite être encodé en ligne. Les généralistes devront également répondre à quelques questions portant entre autres sur leurs facteurs de risque. La collecte de données durera donc environ un an. "Le tout premier bénéfice pour un participant est individuel", commentent les chercheurs, puisqu'il saura s'il dispose d'anticorps contre le Covid-19. "Mais plus largement, participer c'est aussi contribuer à améliorer les connaissances sur la propagation du virus dans la profession et à mieux comprendre le lien entre utilisation d'équipements de protection individuelle (EPI) et risque d'infection." (Belga)