Dans la foulée du Comité de concertation, le secteur funéraire a d'abord exprimé sa satisfaction vendredi face à l'assouplissement décidé quant à l'organisation des funérailles. À partir de lundi, 50 personnes - au lieu de 15 auparavant - pourront en effet se réunir pour honorer la mémoire d'un défunt. L'arrêté ministériel précise toutefois qu'un espace de 10 mètres carrés doit être respecté par personne. "C'est impossible", fustige dimanche Johan Dexters de la Fédération royale du secteur funéraire belge, Funebra.Si, vendredi, le secteur parlait d'"excellentes nouvelles", il a quelque peu déchanté depuis. Il dénonce notamment le manque de clarté entre d'une part la possibilité de réunir 50 personnes pour des funérailles et d'autre part, le fait qu'il faille un espace de 10 mètres carrés par personne. "Si l'on doit respecter cette condition, la plupart des salons funéraires ne peuvent même pas accueillir 15 personnes en leurs lieux. Seules 10 personnes peuvent s'asseoir dans une pièce de 100 mètres carrés. Ce n'est donc que l'illusion d'une bonne nouvelle", regrette M. Dexters. Le secteur appelle également à plus de clarté concernant l'ouverture de cercueil. L'arrêté ministériel, publié dimanche, stipule que les services religieux doivent avoir lieu "sans possibilité d'exposition du corps". "Cela signifie que le cercueil doit rester fermé lors des funérailles, mais que les proches du défunt peuvent lui dire au revoir au funérarium. Or, Sciensano nous a déjà prévenus que le corps des personnes décédées du Covid-19 peut encore transmettre le virus jusqu'à 72 heures après sa mort. Ce n'est donc pas clair", indique M. Dexters. La Fédération sectorielle a par ailleurs réitéré son appel à ce que les directeurs des pompes funèbres soient prioritairement vaccinés car ils sont régulièrement en contact avec des défunts du Covid-19. (Belga)