En 2019, la Belgique a adressé 60 demandes d'extradition, selon les chiffres communiqués par le SPF Justice et cités par La Dernière Heure lundi. Parmi les pays tiers, c'est la Syrie qui est largement en tête avec 22 demandes.Une demande a aussi été adressée à Monaco au sujet de l'agent de joueurs de foot Christophe Henrotay, arrêté pour corruption et blanchiment d'argent. Lors d'une extradition demandée par la Belgique à un État tiers, ce sont les règles belges qui sont d'application : "L'extradé est accompagné par deux policiers belges qui se rendent donc dans le pays en question et font le voyage retour en compagnie de l'individu, décrit Edward Landtsheere, porte-parole du SPF Justice. En cas de grande dangerosité établie par les services de police, l'escorte peut être composée de trois ou quatre personnes. Cette mesure est exceptionnelle et doit être justifiée". À l'inverse, il y a bien plus de demandes adressées à la Belgique. Soit 84 en 2019, dont 25 par la Turquie, 12 par l'Albanie et 9 par les États-Unis. Il y en avait 92 en 2017 et 105 en 2018. "Attention, concernant ces chiffres 2019, demande d'extradition ne signifie pas que l'extradition proprement dite, soit le transfert, a eu lieu, souligne M. Landtsheere. Il faut que les conditions soient respectées et la procédure d'extradition prend du temps". L'extradition n'est envisageable que lorsqu'il existe un traité international, une convention entre la Belgique et le pays tiers concerné. De façon bilatérale, l'État belge a signé un traité avec 40 pays. L'Irak, par exemple, n'en fait pas partie. (Belga)