Les militants du sp.a ont validé, à près de 95% des voix, l'accord de gouvernement Vivaldi auquel sont parvenus mercredi les sept partis de cette coalition (familles socialiste, libérale, écologiste et CD&V).Les membres du parti socialiste flamand ont donc donné leur feu vert à la participation de leur parti au prochain gouvernement fédéral qui sera dirigé par le libéral flamand Alexander De Croo. Plus de 6.000 membres ont pris part au vote. 3,8% d'entre eux se sont exprimés contre la participation au gouvernement, 1,9% s'est abstenu. Le sp.a devrait occuper deux postes ministériels dans cet exécutif. On ne sait pas encore avec certitude qui seront les deux ministres socialistes néerlandophones que le parti présentera. La formation devrait l'annoncer dans les prochaines heures. Le jeune président, Conner Rousseau, a en tout cas promis plus tôt dans la journée qu'il s'agira pour un des postes au moins d'une surprise, une "bombe". Il s'agira d'une personne qui n'est actuellement pas active en politique. Durant le congrès, Conner Rpusseau a encore dit qu'il ne voulait pas d'une équipe où l'on se tire constamment dans les pattes. "Celui qui aura un mandat exécutif du sp.a se concentrera sur le boulot". Chaque parti de la Vivaldi organise mercredi soir un congrès de participation, pour obtenir le feu vert des militants avant que l'équipe ne prête serment devant le Roi jeudi matin. Les socialistes flamands ont organisé leur vote de manière virtuelle, même s'il y avait tout de même quelques dizaines de militants présents sur place à Temse, en Flandre orientale. Freddy Willockx, ancien ministre et actuel bourgmestre de Saint-Nicolas, dont est issu Conner Rousseau, a fait une intervention remarquée. M. Willockx s'est dit satisfait de l'impact "social" qu'a eu le jeune président de parti, selon lui, sur l'accord à sept. Mais il s'est aussi dit inquiet de certains points restés trop vagues à son goût, notamment en matière de fiscalité. C'est pourtant ce point qu'avait mis en avant Conner Rousseau peu avant dans son discours au congrès, soulignant que l'accord de gouvernement recèle un volet fiscal plus équitable. Les socialistes ne sont pas parvenus à obtenir l'impôt sur la fortune, mais on parle d'une forme de taxation numérique, du renforcement de la lutte contre la fraude fiscale, entre autres, autant d'éléments présentés comme des victoires par le président de parti. "Il n'y aura pas de nouvelles taxes", reconnait-il, mais "avec ça on aura une structure à compléter, dans le cadre d'un exercice budgétaire". (Belga)