Une centaine de personnes ont manifesté lundi soir, entre 17h00 et 18h30, devant le consulat britannique situé avenue d'Auderghem à Bruxelles, pour saluer le refus d'extrader le lanceur d'alerte Julian Assange aux Etats-Unis, prononcé au matin à la cour de l'Old Bailey, à Londres. Ils appellent à sa libération.Les manifestants ont crié des slogans tels que "Free Assange now" et "Liberté pour Assange". Des messages comme "Don't shoot the messenger" et "Libérez Assange" étaient inscrits sur des pancartes et banderoles. "L'extradition est refusée, mais comme les Etats-Unis vont faire appel, cela pourrait encore se prolonger pendant longtemps et la situation pourrait finalement tourner dans l'autre sens", souligne Marie-France Deprez, une représentante du Comité Free Assange Belgium. "Il n'est pas encore libéré. On espère que la demande de libération conditionnelle qui est faite va porter ses fruits, car il ne faudrait pas qu'il reste encore des mois en prison à cause de l'appel alors que l'extradition a été refusée en première instance". Les manifestants considèrent comme une victoire en demi-teinte le rejet de la demande américaine sur base de la santé mentale de Julian Assange et du risque de suicide s'il est extradé. Marie-France Deprez relaie la crainte de voir l'appel aboutir si des garanties sont avancées sur ses conditions de détention aux Etats-Unis. "On a parlé en septembre durant le procès du cas de Habu Hamza. La justice britannique l'a extradé aux Etats-Unis en spécifiant qu'il ne pouvait pas aller dans certaines prisons car c'était une personne handicapée qui avait besoin d'une assistance qu'elle ne trouverait pas dans ces établissements. Un an après son extradition, il s'est retrouvé dans une prison comme cela". Parmi les personnes qui ont pris la parole, le belgo-marocain Ali Aarrass, libéré en juillet dernier après avoir passé 12 ans en prison au Maroc pour terrorisme, a insisté sur l'importance du soutien des citoyens pour des personnes fragilisées, qui sont incarcérées à tort et dans des conditions de détention difficile. Des manifestations continueront à être organisées à Bruxelles tous les lundis en fin de journée pour le fondateur de Wikileaks. (Belga)