Les discussions avec la direction de la police concernant les cas de syndrome du délire agité (EDS) vont se poursuivre, indique mercredi soir le SLFP Police, qui avait exigé la semaine dernière une solution "urgente et concrète" pour les policiers confrontés à ce cas de figure. Le dialogue au sein du Comité supérieur de concertation "n'est pas facile", reconnait le syndicat policier libéral, "mais se veut constructif".Lors de la réunion de mercredi, les syndicats ont demandé une solution urgente et concrète pour les personnes présentant des caractéristiques d'un EDS ou d'une psychose. Le SLFP avait en effet pointé la semaine dernière, dans le cadre de la controverse sur l'affaire Chovanec, du nom de ce passager slovaque décédé à la suite d'une intervention policière en 2018 à l'aéroport de Charleroi, l'absence de toute formation nationale pour le personnel de la police intégrée sur la façon de gérer de tels cas. "Pas un seul dossier de reconnaissance n'a été soumis au Comité supérieur de concertation, seul organe compétent", déplorait-il. Le dossier a été mis en continuation, indique mercredi Vincent Gilles, président du syndicat policier, à l'issue de la réunion de cette instance. "Le dialogue n'est pas facile mais se veut constructif de la part des organisations syndicales, qui souhaitent que les policiers soient sérieusement épaulés dans la gestion de ces incidents EDS et assimilés - qui sont loin d'être rares - par le monde médical, et dès les premiers instants." Les discussions se poursuivront lors d'une prochaine réunion, "dont nous espérons que nous pourrons tous conclure par le fait qu'il y a une avancée aussi bien pour les collègues, en termes de sécurité juridique, que pour les citoyens", conclut Vincent Gilles. (Belga)